Saboc

Miser sur les filières et sur les contrats pour se différencier

"Nous sommes très impliqués dans les filières avec des cultures spécifiques comme les lentilles, le lin, le quinoa, le millet, mais aussi des blés tracés", explique Guillaume Bourocher, directeur général de la Saboc. Photo : Guillaume Bourocher
"Nous sommes très impliqués dans les filières avec des cultures spécifiques comme les lentilles, le lin, le quinoa, le millet, mais aussi des blés tracés", explique Guillaume Bourocher, directeur général de la Saboc. Photo : Guillaume Bourocher

La recherche de nouveaux débouchés et de nouvelles productions est l’une des priorités de la Saboc. Pour cela, elle est très impliquée dans les filières avec des cultures spécifiques. Guillaume Bourocher, son directeur général, nous explique ce choix et fait le point sur la campagne écoulée ainsi que sur la séparation de la vente et du conseil de produits phytopharmaceutiques.

Le négoce Saboc, dont le siège se situe en Indre-et-Loire, dispose d’une activité collecte des céréales ainsi que d’une partie appro dans les domaines de la viticulture, de l’arboriculture et de la grande culture. Il est présent dans cinq départements que sont l’Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher, l’Eure-et-Loir, la Sarthe ainsi que le Maine-et-Loire. Le chiffre d’affaires de 39 millions d’euros se répartit à 50 % pour l’appro et à 50 % pour la collecte. Concernant l’activité appro, 50 % sont réalisés en grandes cultures, 25 % en arboriculture et 25 % en viticulture.

Afin d’apporter de la différenciation sur le terrain, le négoce mise notamment sur les filières et sur les contrats de production.

« Nous sommes très impliqués dans les filières avec des cultures spécifiques comme les lentilles, le lin, le quinoa, le millet, mais aussi des blés tracés (CRC, label Rouge…), explique Guillaume Bourocher, directeur général de la Saboc. Nous sommes une filiale du groupe CAPL (coopérative agricole du Pays de Loire), et l’ADN de l’entreprise est de proposer des contrats spécifiques avec des cultures ''de niche''. Nous sommes capables de faire de petits lots, des mises en place sur quelques centaines d’hectares, ou encore une production particulière pour un client. En tant que filiale, il nous est ainsi possible de bénéficier du fruit de ce travail, mis en œuvre depuis quelques années sur le groupe. »

Pour répondre à cette dynamique et ce besoin dans les cultures contractuelles, la Saboc a construit, en 2019, un silo de stockage à Luigny en Eure-et-Loir.

« Lorsque nous avons repris, en 2013, le négoce Appro culture 28 sur l’Eure-et-Loir, celui-ci ne faisait que de l’appro et peu de collecte. En arrivant sur ce territoire, notre raison d’être a été de proposer de la contractualisation filière. Et pour cela, il faut des moyens logistiques et de stockages. D’où la création du silo de Luigny, qui ne collecte quasiment que des cultures contractuelles », précise le directeur de la Saboc. 


« Pour la campagne 2019-2020, nous avons effectué une très mauvaise collecte, évoque le directeur. Par rapport à l’an passé, nous sommes à - 40 % sur la collecte d’été. » Photo : Saboc

Et il ajoute :

« Pour la campagne 2019-2020, nous avons effectué une très mauvaise collecte. Par rapport à l’an passé, nous sommes à - 40 % sur la collecte d’été. Pour les cultures d’automne, celle-ci a été plus importante, due notamment à la hausse des surfaces, mais pas miraculeuse. En tournesol, il manque en moyenne 5 qtx par rapport à ce que l’on espérait. Malgré cela, les qualités des productions collectées sont au rendez-vous. »

À propos de la séparation du conseil et de la vente de produits phytopharmaceutiques, Guillaume Bourocher évoque sa position :

« Sans surprise, nous avons choisi la vente, comme une grande partie de la distribution. Nous sommes en train d’adapter notre modèle à la réglementation et à l’agrément vente. Pour nous, cela va changer le formalisme. Notre mission sera différente sur l’aspect diagnostic au champ et prescription. Nous chercherons davantage à répondre aux besoins du client plutôt que d’aller voir s’il a besoin de quelque chose. Le vendeur aura quand même un grand nombre d’informations à lui fournir (la dose, la cible, les ZNT, les EPI nécessaires, les seuils d’intervention, etc.), qui ne sont pas très loin de ce que l’on fait aujourd’hui, hormis l’aspect diagnostic. »

 

Saboc en chiffres :

  • 39 millions d’euros de chiffre d’affaires
  • 90 000 tonnes collectées
  • 38 salariés
  • 7 points de vente
  • 6 sites de collecte