logistique

Les ports maritimes s’organisent pour le maintien de l’activité

Le retour massif des porte-conteneurs en provenance de Chine est donc attendu pour avril dans les ports européens. Photo : Gilles Paire/Adobe Stock

Sécurité sanitaire des travailleurs portuaires et poursuite de l’activité pour ne pas interrompre les chaînes logistiques sont les deux lignes de conduite des ports maritimes face à l’épidémie de Covid-19. Un ralentissement de l’économie française est cependant à l’œuvre, qui diminue les flux de marchandises. D’un autre côté, la reprise de l’activité en Chine s’accompagnera en avril 2020 d’un nombre accru de conteneurs dans les ports européens.

La chaîne logistique au ralenti

« Notre risque majeur c’est la logistique, indique Cédric Cogniez, directeur général du groupe Advitam et de la coopérative Unéal. Toute la chaîne logistique est au ralenti. » Photo : S.Bot/Média et Agriculture

La crise sanitaire du Covid-19 est arrivée au moment où le changement de météo annonçait la reprise des travaux agricoles. Comment le groupe Advitam s’organise face à cette situation ?

Trois projets devraient se concrétiser en 2019

« Notre objectif est de construire un leader national dans la semence en étant le plus gros multiplicateur de céréales à paille », annonce Cédric Cogniez. Photo : S.Bot/Pixel Image

Les dirigeants du groupe Advitam sont revenus lors de leur point presse du 6 décembre sur leurs trois projets majeurs : le projet régional semences et les plateformes de distribution pour les jardineries et pour les produits phyto. Ils devraient tous voir le jour en 2019.

L’économie de carburant vient en roulant

Un GPS topographique intégré au système EfficientCruise permet au camion d’anticiper les dénivelés des prochains kilomètres et d’adapter ainsi le rapport de boîte, le régime moteur et la vitesse pour entamer une montée, selon Florient Myrope. Photo : Florient Myrope

Depuis les années 2000, les constructeurs s’intéressent beaucoup à la baisse de consommation de leurs camions. Man vient de franchir un nouveau cap avec sa gamme EfficientLine 2.

La multimodalité pour attirer les flux amont

L’investissement dans un terminal de conteneurs et dans 350 mètres linéaires de nouveaux quais a attiré de nouvelles entreprises sur le port de Metz. Photo  : Société des ports de Moselle

À défaut de cales amont en nombre suffisant, les ports fluviaux de la Moselle misent désormais sur l’intermodalité pour attirer des entreprises importatrices et assurer ainsi la compétitivité à la filière agricole historiquement présente sur les quais.

Un trafic en hausse de 7,1% pour les céréales

Le trafic fluvial pourrait être multiplié par quatre sans risque d’engorgement. Photo : VNF P.Cheuva

Le fluvial a le vent en poupe pour les céréales, mais il doit continuer à réfléchir à l’avenir de son réseau pour rester compétitif face aux transports routiers notamment.

L’État affiche son ambition pour la logistique

« France Logistique 2025 » a comme ambition de « renforcer la logistique d’aujourd’hui et préparer celle de demain ». Selon Vincent Magdelaine, directeur métiers du grain chez Coop de France, ce rapport annonce de bonnes intentions mais c’est un plan « très large et assez stratosphérique ».

L’anticipation comme maître-mot

 Le négoce a la chance d’être quasiment accolé au réseau ferré principal, une particularité qui l’exonère des problématiques d’entretien des voies capillaires. Photo : Négoce Dodat

Avec une équipe de 14 collaborateurs et une collecte de 45 000 tonnes, le négoce Dodat n’a pas la prétention d’être innovant en matière de logistique. Pour autant, il a fait certains choix qui lui permettent aujourd’hui de gagner en sérénité et en qualité de service pour ses clients industriels et agriculteurs.

Le transport fluvial au service de la qualité et de l’environnement

Quelques heures suffisent à un opérateur pour remplir une barge : un réel gain de temps ! Photo : Arques Céréales

Optimiser le flux et gagner en qualité, voici les principales raisons qui ont motivé les frères Duriez lors de la construction d’un silo de 25000 tonnes dans le port d’Arques. Mais c’est aussi un investissement d’avenir pour donner une image positive de la filière.

Une filiale transport pour faciliter la gestion

Pissier Transports compte cinq tracteurs, un porteur et dix bennes. L’une d’elles est à fond mouvant et deux autres ont une ouverture latérale.

Pissier Transports a été créé en 2003. Ainsi, les camions acheminent à 98% les marchandises des différentes structures du négoce Pissier. Selon Antoine Pissier, directeur général délégué du groupe éponyme, la convention collective du transport public est avantageuse, notamment sur la gestion des heures supplémentaires.

La filialisation profite à la qualité

La satisfaction des besoins de la coopérative reste une priorité. Photo : EMC2

EMC2 a filialisé son activité transport depuis 2009. Après sept ans, retour sur le bilan de cette nouvelle organisation.

Un réseau de transporteurs à préserver

Philippe Camberlin, directeur des transports pour les métiers du grain au sein d’Axéréal : « Nos prestataires sont véritablement le prolongement de notre activité ». Photo : Axéréal

La coopérative Axéréal répartit ses besoins en transport routier entre sa filiale transport et un réseau de prestataires. Un équilibre qui lui permet de mieux gérer les variations d’activité mais aussi la diversité des réalités locales de son large territoire.

Les navettes partagées tirent le flux

Le groupe Sénalia vise une réduction du transport routier pour ses modes d’approche de livraison. L’organisation de navettes partagées entre plusieurs OS lui permet d’augmenter la part du ferroviaire et du fluvial, mais aussi de tirer les flux vers ses infrastructures portuaires.

Un million d’euros économisé sur le transport

Des championnats écoconduite sont organisés en interne chez Actéo, entre les bassins logistiques. Photo  : Actéo

En structurant les activités transport de Vivadour au sein d’une seule société en 2012, il a été possible d’économiser 15% des coûts, soit un million d’euros. La société Actéo vole désormais vers l’indépendance.

Les coûts logistiques évoluent en marge producteurs

Didier Boyet, directeur exploitation (à gauche), et Jean-Olivier Lhuissier,  directeur des activités agricoles, devant le nouveau silo de Vivescia à Sommesous. Photo : M. Lecourtier/Pixel image

Plus que réduire les coûts logistiques, Vivescia souhaite les transformer en marge supplémentaire pour les agriculteurs. La coopérative les incite donc au stockage et au recentrage.

Équilibrer les priorités pour les OS

Dans le transport, l’un des challenges est de gérer la saisonnalité de l’activité, avec notamment un pic lors de la moisson des céréales. Photo : Stockr-Fotolia

Certains OS ont créé leur filiale transport afin de faciliter la gestion de cette activité. Cette dernière requiert de vrais professionnels du transport. Les enjeux sont d’optimiser la flotte de camions en évitant les retours à vide, et de gérer les périodes plus creuses de l’année.