Jean-Paul Louppe

40 ans passés au service du monde coopératif

« L’union Novagrain n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui, évoque Jean-Paul Louppe. Sa taille de 240000 tonnes est adaptée pour les dix ans à venir ». Photo : M. Lecourtier/Pixel image

À quelques semaines de son départ en retraite, Circuits Culture a rencontré Jean-Paul Louppe, directeur général de Novagrain. Il a passé 40 années au service du monde coopératif. Son dernier challenge a été de fusionner les dernières « petites » coopératives de la Marne.

L’équité existe-t-elle encore dans votre coop ?

La gestion de l’équité paraît plus facile à maîtriser dans les petites structures. Dans les plus grosses, le distributeur doit imaginer une véritable stratégie pour y parvenir. Photo : Sonja Janson-Fotolia

Pour certaines structures, l’égalité de traitement revient à de l’équité. Pour d’autres, le contexte oblige à faire évoluer cette notion déjà très ancienne.

L’équité de traitement reste toujours un sujet très stratégique dans la relation d’une coopérative avec ses adhérents.

Comment la distribution anticipe la concentration ?

Face aux mastodontes de l’agrochimie, les centrales d’achat devront se rassembler pour peser. Photo : Bas121-Fotolia

Les fusions et rachats successifs des grands groupes de l’agrochimie sont de nature à inquiéter les distributeurs français. Face à ces mastodontes, tous s’accordent à dire que l’adhésion à une centrale d’achat, voire leur regroupement, leur permettra de rester des interlocuteurs de poids.

Quelle est votre stratégie pour les intrants ?

« Le e-commerce est un segment de distribution que nous n’ignorons pas, même s’il ne représente que très peu de volume à ce jour », confie Jean-Olivier Lhuissier, directeur des activités agricoles chez Vivescia. Photo : Cybrain-Fotolia

Dans quelques années, le métier de distributeur de phyto ne sera plus le même, conséquence du développement des sites e-commerce tels qu’Agriconomie, Agrifournitures et Agrileader qui bouleversent la commercialisation des intrants. C’est pourquoi certains distributeurs réfléchissent à ce nouveau mode de commercialisation.

Quelles sont les conséquences dans la distribution agricole ?

Le bilan comptable ne sera fait qu’en fin d’année, mais d’ores et déjà, l’année 2016 devrait faire perdre quelques plumes à certains. Photo : Fabio Balbi-Fotolia

Si un point fait l’unanimité parmi les responsables de la distribution agricole, c’est bien celui qui anticipe une accélération de la concentration de la distribution induite par la crise de 2016.

Votre organisation est-elle suffisamment agile ?

« L’agilité et la réactivité résident dans la construction de dispositions permettant d’accompagner les producteurs pour mieux passer ce cap particulier », évoque Jean-Olivier Lhuissier de Vivescia. Photo : Brian Jackson-Fotolia

L’année 2016 fut un séisme pour l’agriculture : la plupart des productions animales et végétales ont souffert. La récolte de céréales a été complètement atypique. Comment les OS ont-ils rebondi afin d’aider les agriculteurs et de répondre aux exigences de leurs clients ?

Quelles sont les réelles économies ?

Pour une majorité de coop et négoces, le recours à une centrale d’achat permet, dans un contexte de concentration des firmes agrochimiques, d’équilibrer le rapport de force entre fournisseurs et distributeurs. Photo : Pict Rider-Fotolia

L’adhésion à une centrale d’achat d’agrofournitures est fréquente chez les distributeurs, qui y trouvent un moyen de regrouper leurs activités de référencement, de négociation et d’achat… Et de réaliser des économies.

Big data : votre entreprise a-t-elle pris le train ?

Le machinisme est un vecteur important dans la collecte et l’utilisation des données. C’est l’une des raisons pour laquelle Noriap s’est lancé dans la distribution de matériel agricole. Photo : Muratart-Fotolia

Le big data s’appuie sur l’agriculture de précision et les capteurs pour collecter des données. Pour certaines coopératives, cette quête de données ne peut pas se faire individuellement, mais plutôt collectivement. C’est pourquoi elles ont intégré be Api.

De bons chiffres avant 2017

Benoît Piétrement, président de Novagrain. Photo : M. Lecourtier/Pixel image

L’union Novagrain, qui regroupe les coopératives Efigrain-Sézanne et La Champagne Coligny, a tenu son assemblée générale le 7 décembre. Elle était bien évidemment l’occasion de faire un point sur la campagne 2015-2016 qui s’est achevée le 30 juin dernier.

Garder le cap, serrer les rangs

Les silos à moitié vide, signe d’un volume commercialisable faible, vont inciter les organismes stockeurs à modérer leurs investissements sur cette campagne : seuls ceux indispensables seront réalisés. Photo : Noriap / Coop de France – Métier du grain

Depuis la moisson, les annonces d’aides aux agriculteurs pleuvent chez les distributeurs agricoles. Mais quelle va être leur situation dans les prochains mois ?

Huit voies capillaires bientôt  restaurées

La ligne stratégique d’Oiry-Esternay, longue de 70 km, est sillonnée par 155 trains par an, soit l’équivalent de 200 000 tonnes de fret. © st44 - fotolia

Depuis dix ans, le réseau de fret de Champagne-Ardenne, mal entretenu, se dégrade. Les coopératives et négoces, qui dépendent fortement de ces lignes, se mobilisent aux côtés des acteurs du territoire pour financer la réfection et l’entretien de huit lignes capillaires régionales.

Un second exercice qui répond aux objectifs

Jean-Paul Louppe, directeur de Novagrain.

La campagne 2014-2015 était la seconde de l’union Novagrain dont les adhérents sont les coopératives Efigrain-Sézanne et La Champagne Coligny. Pour cet exercice arrêté au 30 juin 2015, le volume de collecte total (récolte 2014) s’élève à 236 619 tonnes. Une récolte record avec une hausse de 13,4% par rapport à 2013.