Jacques Logié

Mieux structurer les filières

Régis Serres et Jacques Logie ont présenté des résultats en croissance pour le groupe Arterris. ©F.Roussel/Pixel Image

Porté à 870 millions d’euros, le chiffre d’affaires consolidé du groupe Arterris a augmenté de 15% sur un an. Jacques Logie, directeur général précise que les fonds propres (199M€) ont suivi la courbe du chiffre d’affaires en 2017. La capacité d’autofinancement (19,4M€) a augmenté de plus de 4M€ sur le dernier exercice.

Jusqu’à quand sera-t-il supportable par l’agriculteur ?

« Nos coûts sur l’approvisionnement vont devoir baisser de l’ordre de 10 %. Nous avons des efforts à faire, notamment sur la logistique », reconnaît un intervenant de la filière. Photo : Otto Durst-Fotolia

Oui, les intervenants ont conscience de la nécessité d’optimiser les coûts d’intermédiation, qui oscillent entre 3-4 euros par tonne pour des structures légères, à 30-40 euros par tonne pour les plus lourdes. Pour des raisons structurelles, mais aussi pour répondre à la digitalisation de l’offre.

Comment la distribution anticipe la concentration ?

Face aux mastodontes de l’agrochimie, les centrales d’achat devront se rassembler pour peser. Photo : Bas121-Fotolia

Les fusions et rachats successifs des grands groupes de l’agrochimie sont de nature à inquiéter les distributeurs français. Face à ces mastodontes, tous s’accordent à dire que l’adhésion à une centrale d’achat, voire leur regroupement, leur permettra de rester des interlocuteurs de poids.

Quelles sont les conséquences dans la distribution agricole ?

Le bilan comptable ne sera fait qu’en fin d’année, mais d’ores et déjà, l’année 2016 devrait faire perdre quelques plumes à certains. Photo : Fabio Balbi-Fotolia

Si un point fait l’unanimité parmi les responsables de la distribution agricole, c’est bien celui qui anticipe une accélération de la concentration de la distribution induite par la crise de 2016.

Votre organisation est-elle suffisamment agile ?

« L’agilité et la réactivité résident dans la construction de dispositions permettant d’accompagner les producteurs pour mieux passer ce cap particulier », évoque Jean-Olivier Lhuissier de Vivescia. Photo : Brian Jackson-Fotolia

L’année 2016 fut un séisme pour l’agriculture : la plupart des productions animales et végétales ont souffert. La récolte de céréales a été complètement atypique. Comment les OS ont-ils rebondi afin d’aider les agriculteurs et de répondre aux exigences de leurs clients ?

Quelles sont les réelles économies ?

Pour une majorité de coop et négoces, le recours à une centrale d’achat permet, dans un contexte de concentration des firmes agrochimiques, d’équilibrer le rapport de force entre fournisseurs et distributeurs. Photo : Pict Rider-Fotolia

L’adhésion à une centrale d’achat d’agrofournitures est fréquente chez les distributeurs, qui y trouvent un moyen de regrouper leurs activités de référencement, de négociation et d’achat… Et de réaliser des économies.

Big data : votre entreprise a-t-elle pris le train ?

Le machinisme est un vecteur important dans la collecte et l’utilisation des données. C’est l’une des raisons pour laquelle Noriap s’est lancé dans la distribution de matériel agricole. Photo : Muratart-Fotolia

Le big data s’appuie sur l’agriculture de précision et les capteurs pour collecter des données. Pour certaines coopératives, cette quête de données ne peut pas se faire individuellement, mais plutôt collectivement. C’est pourquoi elles ont intégré be Api.

Poussez-vous suffisamment vos TC ?

À la récupération des données des agriculteurs, certains distributeurs demandent aux techniciens de privilégier la relation de proximité sur le terrain. Photo : Countrypixel-Fotolia

Si certains distributeurs agricoles incitent fortement leurs équipes de technico-commerciaux à récupérer les données des agriculteurs, d’autres en revanche évitent de forcer ce recueil d’informations et demandent à privilégier la relation de proximité sur le terrain.

Un plan de réorganisation sur 3 ans

Régis Serres et Jacques Logie face à des difficultés mais avec des perspectives d’avenir annoncées. Photo : N.Heyberger/Pixel image

Malgré un résultat net en baisse de 22%, le nouveau groupe Arterris - Sud Céréales affiche ses ambitions. L’entreprise veut s’appuyer sur un plan de restructuration et sur une croissance externe pour créer un maximum de valeur ajoutée pour ses adhérents. Elle vise ainsi à regagner de la compétitivité.

 

Trois acquisitions pour créer un leader en ovin

Arterris souhaite créer un leader en ovin en structurant ce marché et ainsi capter de la valeur pour ses adhérents. Photo : S.Bot/Pixel image

Le groupe Arterris acquiert trois structures dans les secteurs ovin et bovin : Dufour Sisteron, Ovimpex et Ovimpex Distribution. La nouvelle structure, Arterris Vision, commercialisera 1,5 million d’agneaux, soit 15% de la consommation française. L’ambition du groupe coopératif est de créer un leader en ovin.

Arterris mise sur la croissance

Régis Serres et Jacques Logie ont présenté la stratégie de développement d'Arterris. Photo : C. Milou/Pixel image

Le groupe Arterris a exposé son projet stratégique d’entreprise pour la période 2015-2025.

La mauvaise collecte plombe le CA

Thierry Blanchard, président de Sud céréales, et Jacques Logie, directeur de Sud céréales et Arterris. Photo : M. Stoyanov / Pixel image

Pour l’exercice 2014-2015, la coopérative Sud céréales réalise un chiffre d’affaires de 51 millions d’euros (M€), contre 62M€ en 2013-2014. Entre ces deux exercices, son résultat courant avant impôts passe de 2,5M€ à 213 kilo-euros (k€), son résultat net de 2,3M€ à 340k€.