irrigation

Réutiliser les eaux usées traitées, une alternative au manque d’eau ?

« 25% des consommateurs interrogés annoncent qu’ils renonceraient à acheter un vin, un fromage ou une salade s’ils savaient qu’il a été produit avec des eaux usées traitées. » Photo : Bondsza/Adobe Stock

Si l’irrigation des vignes par des eaux usées traitées est techniquement possible, l’acceptabilité par le consommateur et la rentabilité de ce type de projets sont deux volets à évaluer. Le projet Sopolo, mené dans l’Hérault, apporte des éléments de réponse.

Les retenues de la discorde

Entre 2007 et 2020, 1 834 plans d’eau à usage agricole ont été autorisés ou déclarés en France, selon les données du ministère de la Transition écologique. Photo : Irrigants de France

Pour les agriculteurs irrigants, la sécurité de l’approvisionnement en eau peut passer par la création de retenues artificielles permettant de stocker de l’eau d’hiver pour l’utiliser en période d’irrigation, en substitution aux prélèvements estivaux effectués dans le milieu. Ces projets de retenues de substitution font souvent l’objet de contestations.

Le stockage de l’eau au cœur des groupes de travail

Le 20 octobre, Julien Denormandie et Bérangère Abba ont fait un point d’étape du Varenne avec les différents responsables des groupes de travail. Pendant 5 mois, ce sont 800 personnes qui ont participé aux travaux. Photo : Manuel Bouquet/Terra

Après les Assises de l’eau en 2018/2019, place en 2021 au Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique. Julien Denormandie l’a rappelé plusieurs fois : « C’est un Varenne de l’action, et non des discussions. » Le bilan à mi-parcours a permis de détailler les grandes lignes des trois groupes de travail.

Réduire sa consommation en eau grâce à l’aéroponie

L’aéroponie permet d’irriguer et de nourrir la plante par pulvérisation directement sur le chevelu racinaire. Photo : Les Crudettes

Les Crudettes, pôle végétal du groupe LSDH, a développé une serre pilote innovante pour produire des salades et des herbes aromatiques sans traitement. Grâce au procédé hors-sol d’aéroponie, qui consiste à irriguer et à nourrir la plante par pulvérisation directement sur le chevelu racinaire, l’entreprise, basée à Châteauneuf-sur-Loire (Loiret), est en mesure de réduire drastiquement la consommation en eau des plantes.

Amorcer le germe

Photo : Aleksa/Stock Adobe

Assurer la germination des semences est parfois difficile au printemps et en été, quand les conditions d’accès à l’eau sont faibles, notamment pour le colza. Or, pour ce dernier, il est impératif qu’il soit robuste avant la semaine 39. Comment s’assurer qu’il dispose de la quantité d’eau nécessaire pour germer et émerger ? Est-il envisageable de n’irriguer que les rangs ? Ou peut-être faut-il amorcer la germination en amont pour être moins soumis à la quantité d’eau présente dans le sol ?