Ecophyto

La Cour des comptes émet quatre recommandations

La Cour des comptes estime que les effets des plans Écophyto ne sont pas à la hauteur des objectifs fixés.

Face aux résultats Écophyto jugés très en deçà des objectifs fixés, la cour des Comptes émet quatre recommandations pour les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique et solidaire.  

La profession face aux attentes sociétales

 « Avec la séparation vente/conseil, il y a les risques d’entraîner une dégradation du recours au conseil, et d’assister à une montée en puissance du e-commerce et des solutions low-cost, sans reprise des produits inutilisés lors des campagnes, et donc une hausse des doses », insiste Damien Mathon, délégué général de la FNA. CP : FC2A

Le COS annonce la version Ecophyto II+

La version Ecophyto II+ comprend des mesures favorisant les solutions alternatives aux phyto. CP : N.Chemineau

Le Comité d'orientation stratégique et de suivi (COS) du plan Ecophyto s’est réuni ce vendredi 27 juillet à la demande des trois ministres Nicolas Hulot (Transition écologique et solidaire), Agnès Buzyn (Santé) et Stéphane Travert (Agriculture).

Diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes

Le plan d'actions phyto a été dévoilé ce 25 avril par Nicolas Hulot, Agnès Buzyn, Frédérique Vidal et Stéphane Travert. Photo : Cheick Saidou/Min.Agri.Fr

Quatre axes prioritaires ont été définis dans le plan d’actions phyto : diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement, mieux connaître les impacts pour mieux informer et protéger la population, les professionnels et préserver l’environnement, amplifier la recherche d’alternatives e

Objectifs confirmés pour Écophyto

«Le contrat de solutions est un engagement intellectuel des parties», précise Damien Mathon, délégué général de la FNA, à gauche. À droite, Vincent Magdelaine, directeur de Coop de France Métiers du grain. ©FNA/DR

Les objectifs du plan Écophyto, et notamment les CEPP, ont été validés dans l’atelier n° 11 des États généraux de l’alimentation. Quant à la séparation de la vente et du conseil, sujet brûlant du moment pour les coopératives et les négoces, elle n’a pas été évoquée lors des réunions organisées dans cet atelier.

Des avis de TC mitigés

Dans le cadre d’une baisse potentielle des doses de produits phytosanitaires, les agriculteurs comptent avant tout sur les outils de pilotage, un peu moins sur les solutions  de régénération des sols et encore moins sur les solutions de biocontrôle. © O. Lévèque/Pixel image

L’EA Tecomah a mené une enquête auprès de 70 technico-commerciaux de la distribution agricole sur leur perception et celle des agriculteurs vis à vis des certificats d’économie de produits phytosanitaires.

Un créneau incontournable

Un distributeur agricole se doit de proposer des produits génériques à sa gamme car ils répondent à la fois à des besoins économiques mais également techniques. © C. Milou/Pixel Image

De nouveaux acteurs comme des entreprises chinoises et indiennes veulent intégrer le marché français avec leurs produits génériques. En parallèle, les innovations de produits phyto sont de plus en plus rares et la crise agricole persiste.

Euralis vigne se réengage dans le réseau Dephy

Dix propriétés viticoles girondines sont maintenant engagées dans le réseau Dephy d'Euralis. Photo : R. Poissonnet/Pixel image

S’engager dans le réseau Dephy, une démarche qui n’est pas courante chez les distributeurs, elle est plutôt (dé)laissée aux chambres d’agriculture. Pourtant, Euralis est engagé dans cette démarche depuis 2012 avec huit propriétés viticoles situées en Gironde dans l’Entre-deux-Mers.

23 pays utilisent des indicateurs de risque

Sur les 27 pays européens qui ont remis leur NAP à la Commission européenne,  seuls la France et le Danemark ont défini un objectif chiffré de réduction des quantités. Source : ECPA

Seuls quatre pays européens sur 27 adoptent une stratégie de réduction des quantités, le plan danois étant le plus proche d’Écophyto. Les 23 autres définissent des sous-objectifs de réduction des risques basés sur des indicateurs nationaux ou européens.

"Non à une nouvelle fiscalité punitive"

La FNA demande la prise en compte de la quantité de substance active, "indicateur plus palpable".

Yann Lamy de la FNA est intervenu au congrès du Négoce Nord Est sur les modalités des CEPP. Il a également précisé les revendications de la FNA: avoir un objectif d’économie de phyto fixé à 10% (au lieu de 20%), et obtenir un autre indicateur de référence que le Nodu. "Oui aux bonnes pratiques, mais non à une fiscalité punitive".