biostimulants

La profession s’organise

La tendance perçue par Afaïa est une évolution du mode d’application des biostimulants. Photo : Thierry RYO/Adobe Stock

Des biostimulants marqués CE arriveront sur le marché d’ici juillet 2022. Cela facilitera leur développement. D’ici là, la profession s’organise par le biais d’Afaïa. Ce syndicat professionnel fédère les acteurs et communique sur les biostimulants. Il informe notamment sur les nouveautés réglementaires et sur les nouvelles tendances, comme le développement des applications en mélange ou en traitement de semences.

Nouveau règlement des matières fertilisantes

Selon l'Afaïa, le nouveau réglement européen des matières fertilisantes et supports de culture aboutit à des évolutions marquantes comme l'introduction des biostimulants dans ce réglement.CP : Afaïa

Appliqué en 2022, le nouveau règlement sur les matières fertilisantes et supports de culture aboutit à des évolutions marquantes, comme l’introduction des biostimulants dans cette réglementation et des exigences sanitaires et environnementales pour les produits.

Quinze biostimulants homologués sur toutes cultures

De gauche à droite : Antoine Meyer, président de Sumi Agro France, Thierry Castel, directeur des départements développement et marketing et Aude Colette, responsable marketing. CP : Hélène Sauvage/Médias et agriculture

La division française du Japonais Sumi Agro a annoncé l’homologation des quinze solutions de sa gamme biostimulants. « Passer par l’AMM était un engagement de la société, et nous sommes fiers d’y être parvenus sur une période d’environ quinze mois », introduit Antoine Meyer, le président de Sumi Agro France, qui vient par ailleurs d’être réélu à la présidence de l’IBMA.

Biostimulants : convaincre le TC avant le client

Pour convaincre les TC de l’intérêt des biostimulants, la visite d’essais est un bon moyen de constater les résultats. © R. Rapp/Pixel image

Après une première expérience décevante, les établissements Piednoir ont choisi de développer leur gamme de biostimulants. Mais pour espérer développer les ventes de ces produits, il est avant tout indispensable de convaincre les technico-commerciaux de leur intérêt agronomique et économique.

Trichogrammes : un potentiel important en vigne

Les responsables de Bioline AgroSciences, avec, de gauche à droite, Sébastien Rousselle, Philippe Hamelin et Ludwik Pokorny, ont présenté leurs objectifs de développement en maïs, vigne et blé. Photo : S.Bot/Pixel image

85000 hectares traités, c’est la surface de maïs qui reçoit des trichogrammes de Bioline AgroSciences. L’entreprise se lance sur le créneau de la vigne avec Tricholine Vitis. Les dirigeants espèrent développer ce marché pour lequel l’épandage de trichogrammes est une nouveauté.

La gamme de biostimulants va grandir

De gauche à droite : Vivien Rousselin, directeur commercial, José Nobre, président, et David Gaillet, directeur marketing, développement et communication. Photo : M.Gagneux /Pixel Image

Arysta LifeScience veut augmenter son chiffre d’affaires de 25% dans deux ans. L’agrochimiste compte notamment sur le développement de solutions complémentaires qu’il propose désormais seul ou sous forme de pack.

Nouvelle usine pour le groupe Italpollina

Le groupe Italpollina a inauguré sa nouvelle usine de production d’hydrolysat de protéines végétales. Située en Italie, à Novara, dans l’ouest de la banlieue milanaise, cette usine permet de produire des biostimulants prêts à l’emploi mais également des matières premières d’origine végétale entrant dans la composition des gammes de spécialités liquides de l’entreprise.

Nouveaux produits chez Agrimer et chez Biovitis

Agrimer propose Vitalgo+, un nouveau biostimulant pour la campagne de printemps 2016. Quant à Biovitis, l’entreprise a obtenu l’extension de Cérès en grandes cultures.

Lancement du premier club Starter

Avec le Club Starter, Walid Saadé, dir Compo Expert France (à gauche), souhaite réunir les acteurs dynamiques sur la fertilisation au démarrage, dont les fabricants de matériel (Sky Agriculture, Kuhn et Monosem, de gauche à droite).

Compo Expert France a organisé jeudi 17 septembre le premier Club Starter à Lusignan (Vienne), pour réunir l’ensemble des acteurs impliqués sur la fertilisation de démarrage.

Des avancées réglementaires pour mieux encadrer le marché

Les biostimulants sont enfin mieux définis aussi bien en Europe qu’en France. Photo : Victority / Adobe Stock

Le terme « biostimulant » est désormais défini dans le futur règlement européen, tout comme dans le Code rural. En quoi ces avancées réglementaires peuvent-elles faire évoluer ce marché en pleine croissance ? Le point avec des acteurs et des représentants du secteur.

Frayssinet et Cérience misent sur la techno-semence

Les équipes commerciales et développement de Cérience ont été accueillies par l’entreprise Frayssinet au domaine des Fontanelles.

Cet été, Cérience et Frayssinet ont annoncé un partenariat stratégique pour la mise en marché des biostimulants Microsyr et Solizer, et de la technologie Insemo en enrobage. Si la culture de maïs est ciblée en priorité, d’autres espèces devraient suivre très prochainement.

Des nouvelles technologies pour la gamme de biostimulants

Sylvain Pluchon et Maylis Radonde, directeur R&D nutrition végétale et directrice développement produits et Communication pour Timac Agro France. Photo : D.Bodiou/Pixel6TM

Timac Agro lance cinq gammes de solutions biostimulantes, produites dans une nouvelle usine dédiée. L’entreprise, qui mise sur un fort potentiel de croissance des biostimulants en agriculture, ambitionne de doubler ses résultats sur ce marché à moyen terme. Le point avec Maylis Radonde, directrice développement produits et communication Timac Agro France, et Sylvain Pluchon, directeur R&D nutrition végétale Timac Agro.

Des outils pour évaluer des phytostimulants

Marie-France Corio-Costet, directrice de recherche au sein de l’unité Save d’Inrae. À droite, Essai de biostimulants sur des plants de cabernet sauvignon sous serre. Photos : E. Bodin- Inrae

Grâce au développement d’outils de biologie moléculaire, l’Inrae et ses partenaires réussissent à mieux comprendre les modes d’action des stimulateurs de défense des plantes et des biostimulants, qui peuvent alors mieux s’intégrer dans des stratégies au vignoble.