Arterris

Retours d’Arterris et de COC

Chez Arterris, des accidents liés au gel provoquent parfois des pertes importantes de rendement. Photo : Arterris

Suite de notre tour de France de la moisson avec les retours de Marc Reymond, directeur opérationnel du territoire Sud-Est d’Arterris, et d’Ulrich Housseau, directeur agrofournitures et terrain chez Centre Ouest Céréales.

« Nous devons capter la valeur sur notre territoire »

Selon Christian Reclus, les cultures spécialisées offrent de vraies opportunités aux adhérents. Photo : Arterris

Après avoir assuré la direction générale d’Arterris par intérim dès le mois de mars 2020, Christian Reclus a officiellement pris cette fonction en octobre dernier. Il revient pour nous sur l’année écoulée et sur la mutation progressive du groupe vers l’agroalimentaire et la distribution grand public.

Un chiffre d’affaires de 630 M€ pour le pôle agricole

Sur l’exercice 2019-2020, le groupe Arterris réalise un chiffre d’affaires 1,013 milliard d'euros. Photo : Arterris

Sur l’exercice 2019-2020, le groupe Arterris dépasse le seuil du milliard d’euros de chiffre d’affaires global (1,013 milliard €) et consolide ses fonds propres à près de 200 M€.

Une récolte inférieure de 40 % pour Arterris

Arterris subit la plus faible récolte de son histoire. CP : Arterris

En raison des mauvaises conditions climatiques qui ont pénalisé les semis, la récolte est inférieure de 40 % à celle de l’an passé chez Arterris. La récolte 2020 devient ainsi la plus faible de l’histoire du groupe. Au même titre qu’en 2019, les collectes sont hétérogènes tant d’un point de vue qualitatif que quantitatif.

Premiers retours des collecteurs au 8 juillet

Pour le moment, la qualité, tout comme les rendements en orge d'hiver, semble plutôt bonne dans la zone du négoce Pissier. Photo : N. Chemineau/Pixel6TM

La moisson 2019 a débuté. Circuits Culture a interrogé quelques collecteurs afin de dresser un premier bilan : où en sont les récoltes des orges, du colza et du blé ? Quelles sont les premières estimations de rendement ? Qu'en est-il côté qualité ? Réponses avec trois collecteurs : Novagrain, le négoce Pissier et Arterris.

Le multiplicateur de semences fête ses 30 ans

Durance Hybrides, dont le chiffre d’affaires avoisine les 9 M€, emploie toute l’année 7 à 8 personnes, dont 5 techniciens. © Durance Hybrides

En février dernier, la société Durance Hybrides (DH), dont le siège se trouve à Puy-Sainte-Réparade (Bouches-du-Rhône (13)), a célébré ses 30 ans. Une centaine de personnes étaient présentes dont près de 70 agriculteurs.

Mieux structurer les filières

Régis Serres et Jacques Logie ont présenté des résultats en croissance pour le groupe Arterris. ©F.Roussel/Pixel Image

Porté à 870 millions d’euros, le chiffre d’affaires consolidé du groupe Arterris a augmenté de 15% sur un an. Jacques Logie, directeur général précise que les fonds propres (199M€) ont suivi la courbe du chiffre d’affaires en 2017. La capacité d’autofinancement (19,4M€) a augmenté de plus de 4M€ sur le dernier exercice.

Le bio, une réponse aux handicaps naturels

La production bio d’Arterris part à 90 % chez AgriBio Union, le reste chez Biosud. Cette dernière collecte 80 % de riz. © Arterris

Arterris est dans la production bio afin de répondre aux attentes des agriculteurs et à une demande forte des consommateurs. Sa surface collectée en bio devrait atteindre 14 000  ha pour la récolte 2017. Avec les projets en conversion, elle progresserait de 3000  ha supplémentaires en 2018.

Moisson : des rendements corrects au final

Arterris enregistre une récolte satisfaisante en blé tendre avec des rendements dans la norme. © N. Chemineau/Pixel image

Arterris dresse un premier bilan sur la collecte d’été : blé dur, blé tendre, céréales fourragères et protéagineux, colza. Malgré des conditions climatiques peu favorables cette année, les rendements annoncés comme décevants s’avèrent finalement corrects.

Nouveau silo au Vernet : « Un emplacement stratégique »

Avec une capacité de 1600 tonnes, le silo réceptionne 8 espèces différentes simultanément. Un agrandissement est prévu pour atteindre 10000 tonnes d’ici 2 ans. Photo : Arterris

Le nouveau silo d’Arterris, situé au Vernet en Haute-Garonne, dispose d’une capacité de stockage de 1600 tonnes. D’ici à 2 ans, le groupe coopératif envisage de l’agrandir pour atteindre 10000 tonnes.

Arterris a inauguré début avril son nouveau site du Vernet (31) en présence d’une cinquantaine d’adhérents.

Jusqu’à quand sera-t-il supportable par l’agriculteur ?

« Nos coûts sur l’approvisionnement vont devoir baisser de l’ordre de 10 %. Nous avons des efforts à faire, notamment sur la logistique », reconnaît un intervenant de la filière. Photo : Otto Durst-Fotolia

Oui, les intervenants ont conscience de la nécessité d’optimiser les coûts d’intermédiation, qui oscillent entre 3-4 euros par tonne pour des structures légères, à 30-40 euros par tonne pour les plus lourdes. Pour des raisons structurelles, mais aussi pour répondre à la digitalisation de l’offre.

Comment la distribution anticipe la concentration ?

Face aux mastodontes de l’agrochimie, les centrales d’achat devront se rassembler pour peser. Photo : Bas121-Fotolia

Les fusions et rachats successifs des grands groupes de l’agrochimie sont de nature à inquiéter les distributeurs français. Face à ces mastodontes, tous s’accordent à dire que l’adhésion à une centrale d’achat, voire leur regroupement, leur permettra de rester des interlocuteurs de poids.

Quelles sont les conséquences dans la distribution agricole ?

Le bilan comptable ne sera fait qu’en fin d’année, mais d’ores et déjà, l’année 2016 devrait faire perdre quelques plumes à certains. Photo : Fabio Balbi-Fotolia

Si un point fait l’unanimité parmi les responsables de la distribution agricole, c’est bien celui qui anticipe une accélération de la concentration de la distribution induite par la crise de 2016.