Agora

Se projeter vers 2030

Agnès Duwer et Thierry Dupont ont précisé les contours du projet stratégique Agora 2030. Photo : Agora

Agora affiche un résultat « satisfaisant qui permet de se projeter », indique Agnès Duwer, directrice générale d’Agora lors du point presse du 14 décembre. Sur l’exercice 2020-2021, le chiffre d’affaires est de 265 M€. L’EBE est de 7 M€ et le résultat net de 3 M€.

Des pistes prometteuses pour proposer des semences zéro IFT

Inspiré des principes de la pasteurisation, le procédé ThermoSem a été développé par le Suédois ThermoSeed Global. Photo : ThermoSeed Global

Pour répondre à la demande croissante de semences zéro IFT, et afin d’anticiper d’éventuelles interdictions des solutions chimiques, Agora cherche des techniques alternatives efficaces, rentables et durables pour le traitement des semences. Depuis trois ans, la coopérative met en place différentes expérimentations basées sur la désinfection physique, sur les biostimulants et sur le biocontrôle.

« Seine-Nord sera un axe majeur des flux logistiques de céréales »

« Avec notamment la mise en place de zones à faible émission, il est de plus en plus difficile pour les camions de venir en masse jusqu’à nos silos et c’est peut-être ça qui rendra le grand gabarit incontournable », indique Thierry Dupont. © Agora

Pour préparer l’arrivée du futur canal Seine-Nord, et profiter au mieux du transport fluvial à grand gabarit, la coopérative Agora envisage la création d’un nouveau silo embranché sur le grand gabarit à Sermaize, et participe avec d’autres coopératives à la conception d’un silo à Languevoisin.

Plus de 15 000 ha suivis avec Xarvio

Emmanuel Letesse (à gauche) et Nicolas Faignaert accompagnent le déploiement de Xarvio auprès des adhérents d’Agora.

Pour la 2e campagne consécutive, Agora a fait le choix de déployer l’outil Xarvio de BASF auprès de ses agriculteurs. La solution digitale de pilotage des fongicides équipe ainsi 100 agriculteurs, sur plus de 15 000 ha, soit déjà 15 % de la sole en blé de la coopérative. Objectif : doubler ce chiffre d’ici à 2022.

L’agroécologie, un axe stratégique pour la coopérative

Les 5 000 micro-parcelles des plateformes agroécologiques d’Agora permettent de se positionner notamment sur des problématiques telles que la certification HVE, le label bas carbone, le colza bas GES. Photo : Agora

200 agriculteurs ont assisté aux visites d’essais qui se sont déroulées les 8, 9 et 10 juin dernier sur les deux plateformes agroécologiques d’Agora. Les adhérents ont pu découvrir des solutions qui répondent à des enjeux économiques, environnementaux, sociétaux, afin de les aider à se diriger vers une agriculture plus durable.

Une édition 100 % numérique et un concept ouvert aux coopératives

« L’idée de fond reste la même : mettre en lumière nos métiers, celui d’agriculteur, ceux de la coopérative, parler des innovations », évoque Thierry Dupont, président d'Agora. Photo : Agora

Agora lance la quatrième édition de l’Agora des collèges avec une version 100 % numérique. La coopérative va à la rencontre des jeunes générations afin de mettre en lumière le rôle des agriculteurs. Les dirigeants ont la volonté d’ouvrir ce concept au-delà du périmètre de la coopérative afin de réunir davantage d’agricurieux.

La collecte d’Agora est proche de celle de 2018

La moisson 2020 reste très hétérogène pour les adhérents d'Agora. Photo : DR

Comme pour beaucoup de distributeurs, la récolte 2020 au sein d’Agora est marquée par la forte hétérogénéité des rendements. Ils peuvent varier du simple au double entre régions (Oise, Nord, Val-d’Oise, Eure) mais aussi au sein même des exploitations agricoles.

La distribution s’y met aussi

CP : surachat/Adobe Stock.

Les coopératives et les négoces prennent la parole pour parler positivement de l’agriculture. Zoom sur quatre initiatives, individuelles ou collectives, qui ont le mérite de mettre en lumière
le travail fourni par les distributeurs : le programme Vert l’avenir du Naca, l’Agora des collèges, une participation de Vaesken à un débat citoyen et la création des Silos de Goujon, tournés sur la communication.

 

La communication au cœur des missions

CP : Lightfield studios/Adobe Stock

Pour certains, la communication n’est pas nécessairement la priorité des missions que l’on délègue aux distributeurs. Mais les choses bougent, fini le temps du « pour vivre heureux vivons cachés ». La communication, c’est un service que l’on apporte à son adhérent, c’est créer du lien entre le monde agricole et le reste de la société. Mais il ne s’agit pas d’avoir une stratégie tous azimuts, il faut agir par anticipation, dans un état d’esprit d’ouverture et de pédagogie.

« Avoir l’état d’esprit positif dans son quotidien »

« Il est très facile aujourd’hui d’être pessimiste, introduit Laurent Jupin. Développer l’audace et cet optimisme demande de la discipline. » Photo : DR

Pour clôturer son assemblée générale en 2019, Agora a souhaité sortir du cadre habituel de l’expert agricole en invitant Laurent Jupin, consultant et magicien. Pendant une heure, il a allié son métier de consultant en management et sa passion pour la magie.

Aborder sereinement son changement de modèle

Thierry Dupont (à gauche) et Jean-Xavier Mullie, respectivement président et directeur d’Agora ont expliqué lors d’un point presse, qui s'est tenu avant leur AG du 12 décembre, leur changement de modèle économique. Photo : S.bot/ATC

Grâce à ses bons résultats, Agora revoit son modèle économique et envisage sereinement ce changement. La coopérative prévoit de baisser de 10% la marge sur les phyto, ce qui correspond au montant de son résultat net. Agora accompagnera ses adhérents pour diminuer leur recours aux produits phyto. Elle a dissocié le conseil du produit.

« Demain, la valeur sera dans le conseil »

Pour faire émerger des idées nouvelles, Agora s’est appuyée sur des groupes de travail composés d’adhérents et d’opérationnels de la coopérative. CP : DR.

La coopérative Agora est aux côtés de ses adhérents dans la recherche de nouveaux modèles économiques. De plus, elle prévoit de digitaliser sa relation commerciale par le biais d’une plateforme digitale. D’ici trois ans, la coopérative espère qu’une grande partie de son chiffre d’affaires sera générée par ce portail e-commerce. La priorité est que les technico-commerciaux passent du temps sur l’accompagnement.