Nord-Pas-de-Calais

500 personnes à l’inauguration de la ferme pilote

L’objectif principal du groupe Carré est de reconnecter le monde agricole avec la société civile. S.Bot/Pixel image

Le groupe Carré investit dans l’agroécologie et souhaite fédérer les acteurs autour de ce thème. Il s’appuie sur sa ferme pilote agroécologie performante. Inaugurée ce 24 avril, elle est la première ferme pilote en France tenue par un distributeur avec un outil de communication.

Des investissements qui pèsent dans la balance

Un deuxième séchoir de 7 800 points sera opérationnel en juin.

La Sica Nord Céréales a fait parler d’elle en 2014 grâce à son record de tonnes exportées: 2,538 millions. Elle espère continuer dans sa lancée pour la campagne en cours. Et elle ajoute une autre corde à son arc: l’importation de tournesol et d’engrais.

Outil industriel performant au port de Dunkerque

Les capacités de stockage de Nord Céréales au port de Dunkerque sont de 330800 tonnes. © S.Bot/Pixel image

À la Sica Nord Céréales, située au port de Dunkerque (59), les expéditions de céréales se font pour moitié en péniches, et pour l’autre en camions. Le train se développe pour cette campagne 2014-2015. Les chauffeurs prennent rendez-vous pour livrer à Nord Céréales afin de fluidifier la logistique.

Stratégie : semences, jardinerie et produits frais

Le chantier le plus important pour le groupe Advitam est celui de la construction d’une station de semences d’une capacité de 40 000 tonnes. S.Bot/Pixel Image

Le projet d’entreprise du groupe Advitam 2015-2020 est en route. Le chantier le plus important sera la construction d’une nouvelle station de semences de 40000 tonnes. Le groupe mise aussi sur le développement des jardineries et des magasins de produits frais. Une nouvelle enseigne Court Circuit a vu le jour en juin dernier.

Ferme pilote : du Phytobac au carré VIP

Les professionnels et le grand public découvriront en mars prochain les équipements de cette ferme expérimentale. Photo : Stéphanie Bot/Pixel image

Les travaux de la ferme pilote du Groupe Carré ont avancé plus rapidement que prévu. La salle de réception de 300 personnes va accueillir les salariés du groupe Carré mi-décembre pour la journée du personnel. Et les agriculteurs mi-janvier pour la journée technique.

Accompagner les clients à augmenter la protéine

Une bonification sur la protéine sera appliquée de façon structurelle. Photo : DR.

Le groupe Carré fait partie des OS qui ont minimisé l’effet Hagberg. « Car on ne le maîtrise pas, indique Johann Loobuyck, directeur général au groupe Carré, à la différence de la protéine. » 85 % des silos du groupe sont équipés d’appareils de mesure de la protéine. Cela évite le refus de marchandises.

Émile Waast, un meunier précurseur

Âgé de 81 ans, Émile Waast revient sur plusieurs dates qui ont marqué sa carrière de meunier, mais aussi sur la filière française du pain. Il a été le premier meunier à faire de la farine T65 et T80 en France avec des blés pévèlois. Ce moulin s’est orienté vers des moutures de soja cru enzymatique, ce qui a aidé au développement du soja français. Émile Waast a participé à la création de la première filière céréalière raisonnée : appelée ABC (Association blé citoyen).

Moulins Waast est situé à Mons-en-Pévèle dans le Nord. Émile Waast, âgé de 81 ans, est à la tête de cette entreprise familiale depuis 1960. Il a toujours été un précurseur durant toute sa carrière de meunier. Ses innovations se sont exportées hors du Nord. Depuis 1984, ses deux fils l’ont rejoint. La sixième génération se prépare à prendre la relève. Quelles ont été les étapes qui ont marqué la carrière d’Émile Waast ? « La géologie du Pays pévèlois a favorisé la diversification de Moulins Waast, entouré par les productions végétales, avec notamment le blé tendre et ses facultés panifiables et biscuitières », évoque-t-il. En un demi-siècle, il a assisté à diverses avancées technologiques.

Dans les années 1960-1970, l’entreprise s’est diversifiée dans les moutures pour répondre aux attentes des consommateurs de culture méditerranéenne (maghrébine, portugaise, espagnole et italienne) et des pays de l’Est (polonaise et germanique), d’Asie, d’Afrique et des pays Anglo-saxons. D’autres céréales comme le seigle, le millet, le sorgho, le triticale, le sarrasin, l’orge, le maïs, l’avoine et le blé dur ont été utilisées dans les recettes. Les demandes se sont rapidement amplifiées.

Arrivée de la farine lécithine

Dans les années 1970-1980, une nouvelle technique est apparue dans les auxiliaires de panification avec la farine lécithine. « Le premier client était Belin à Château-Thierry, se rappelle Émile Waast. Ils étaient contents de mieux doser et répartir la lécithine dans les malaxeurs. » Puis vient le démarrage des amylases fongiques. Dans son laboratoire, il découvre l’intérêt des amylases fongiques pour améliorer l’activité fermentative en panification. À cette époque, il animait un club de meuniers de l’arrondissement de Lille pour lequel il avait obtenu auprès de la DGCCRF, l’autorisation, pour une durée de six mois, d’incorporer de l’amylase P5 aux farines panifiables. L’expérience était positive car l’autorisation a été élargie à toute la profession.


Dans son laboratoire, Émile Waast découvre l’intérêt des amylases fongiques pour améliorer l’activité fermentative en panification. Son club de meuniers avait obtenu auprès de la DGCCRF, l’autorisation temporaire, d’incorporer de l’amylase P5 aux farines panifiables.S.Bot/Pixel image

Dans les années 1980-1990, c’est l’époque du pain blanc, avec l’incorporation des farines de fèves. Moulins Waast s’est orienté vers des moutures de soja cru enzymatique. « Cela a aidé au développement du soja français, qui est une bonne tête d’assolement pour les agriculteurs », souligne le dirigeant.

Différents taux de cendres

« Ensuite nous avons connu un virage vers la production de pain mie-crême », ajoute-t-il. Il a été précurseur pour la production des farines type 65 avec des blés pévèlois, farine davantage adaptée à ce mode de panification. À cette époque, seule la T55 était fabriquée. « Les collègues pour la plupart ne connaissaient pas cette disposition légale », signale Émile Waast. Le type fait référence à un taux de cendres qui correspond aux matières minérales présentes comme le calcium, le magnésium, le potassium, le fer, le cuivre, le cobalt, le manganèse... Puis l’intérêt porté sur la qualité nutritionnelle du pain a orienté la production vers des moutures de type 80, avec des germes de blé. À noter qu’en 1988, Émile Waast a participé à la fabrication du pain spatial sans miette pour le deuxième vol franco-soviétique habité avec Jean-Loup Chrétien.

En 1992, la perspective de l’ouverture des frontières faisait craindre à des répercussions sur le pain français. « C’était le moment de le préserver », ajoute-t-il. Le décret pain du ministre Balladur a été sorti en septembre 1993 afin d’identifier auprès du consommateur le pain français traditionnel.

En 1996, l’épisode de la vache folle a permis la création de la première filière céréalière raisonnée, appelée ABC pour Association blé citoyen, afin d’utiliser des moutures de blé pur. « On est allé vers des normes plus saines », ajoute-t-il. Elles se sont développées avec la diversité des cahiers des charges. Moulins Waast est notamment certifié ISO 22 002 FSSC, GMP, Ecocert, Sedex, Made In France, bio, Kasher, Halal. Aujourd’hui, toutes les réponses sont possibles pour répondre aux besoins du consommateur. Qu’il soit diabétique, végétarien, sportif, intolérant au gluten, allergique, chacun peut manger le bon pain français. Et Émile Waast a contribué à apporter de l’eau au moulin !

 

 

Aider les agriculteurs à nourrir les abeilles

Le groupe Carré propose un diagnostic « biodiversité » aux agriculteurs. S.Bot/Pixel image

La ferme pilote du groupe Carré est une oasis de biodiversité : différentes sortes d’insectes comme des abeilles à chaussettes côtoient une multitude de plantes telles que l’épilobe, le mélilot blanc ou la brunelle vulgaire, typique des prairies humides. Certaines de ces espèces sont sauvages, d’autres sont implantées sur les parcelles de la ferme du groupe Carré.

Parts sociales à avantages particuliers dès 2014

Les coopérateurs de La Flandre ont adopté les résolutions lors de l’AGE du 2 juillet.

La création de parts sociales à avantages particuliers (PSAP) est désormais possible au sein de La Flandre suite à l’assemblée générale extraordinaire qui s’est déroulée ce 2 juillet. Les coopérateurs ont voté plusieurs résolutions qui modifient ainsi les statuts.