Vivescia

Les résultats 2019 sont contrastés

Jean-Luc Jonet, le directeur général de Vivescia Agriculture (à gauche), et Olivier Miaux, le gérant de Vivescia Industries, font partie de la nouvelle équipe de Vivescia et ont annoncé un chiffre d'affaires de 3,38 milliards d’euros en 2019. CP : Vivescia
Jean-Luc Jonet, le directeur général de Vivescia Agriculture (à gauche), et Olivier Miaux, le gérant de Vivescia Industries, font partie de la nouvelle équipe de Vivescia et ont annoncé un chiffre d'affaires de 3,38 milliards d’euros en 2019. CP: Vivescia

Le chiffre d’affaires consolidé de Vivescia s’établit à 3,38 milliards d’euros, en progression de 5,8 %. À l’assemblée générale du 11 décembre prochain, la coopérative Vivescia et ses filiales devraient proposer à ses associés près de 50 % de son résultat net distribuable, soit 4,5 millions d’euros.

Le groupe est ainsi tiré par l’effet volumes des activités de la coopérative et du malt ainsi que par les hausses de prix des productions végétales. L’EBITDA, à 158 millions d’euros, est en revanche en repli de 10 millions d’euros (- 6 %). Cela s’explique par une nouvelle baisse de la performance économique de l’activité boulangerie viennoiserie pâtisserie (BVP). Le résultat net part du groupe devient ainsi déficitaire (- 85,3 millions d’euros, contre un bénéfice net de 18 millions d’euros sur l’exercice précédent). Par ailleurs, des pertes exceptionnelles (17 % de la perte) explicitent aussi ce résultat. Elles sont liées à une décision de justice défavorable rendue en juillet 2019 concernant un litige ancien entre les meuniers, dont Grands Moulins de Paris, et l’Autorité de la concurrence, après plus de dix années de procédure.

D’ici juin 2020, la coopérative lancera une feuille de route stratégique à cinq ans nommée « coopérative 2025 », pour renforcer sa compétitivité et pour s’adapter à des agriculteurs pluriels ainsi qu'à des marchés diversifiés. Elle a déjà amorcé de nouveaux leviers :  innovation et agronomie, démarches de progrès et Haute Valeur environnementale (HVE), agenda digital, déploiement du plan performance logistique grains et intrants 2019-2022.

En boulangerie, un plan de redressement est prévu. En meunerie, l’objectif est de consolider le leadership de la marque Francine, de fidéliser les artisans boulangers (un boulanger sur trois est accompagné), d’accélérer la dynamique commerciale (premier site de e-commerce pour les boulangers artisans, visibilité Campaillette) et de déployer les engagements « sans insecticide de stockage » et bio. Pour le malt, les ambitions sont l’extension de la nouvelle unité en Australie, la montée en charge de l’extension de la nouvelle unité en Espagne, la construction d’une nouvelle malterie d’ici 2021 au Mexique, et le développement commercial pour les brasseries artisanales en France, en Pologne et en Espagne.

Ces projets seront menés par la nouvelle équipe de direction annoncée en juillet dernier.