Unicoque

Sécuriser l’eau, pour produire plus et mieux

« De la volonté d’augmenter les surfaces et les rendements est née la nécessité de sécuriser la ressource en eau », indiquent Christian Pezzini, directeur général d’Unicoque (à droite) et Jean-Luc Reigne, directeur adjoint. ©Unicoque
« De la volonté d’augmenter les surfaces et les rendements est née la nécessité de sécuriser la ressource en eau », indiquent Christian Pezzini, directeur général d’Unicoque (à droite) et Jean-Luc Reigne, directeur adjoint. ©Unicoque

Dans le cadre des premiers Trophées des initiatives coopératives, Unicoque a reçu le Trophée d'argent dans la catégorie Protection de l'environnement et le Trophée de bronze en Développement territorial. Pour les adhérents d’Unicoque, l’eau est la condition sine qua none pour augmenter les surfaces et les rendements en noisettes et en noix. La coopérative a mis en place un bureau d’étude sur la gestion de l’eau pour les accompagner.

Avec 9500 tonnes de noisettes et de noix produites en 2014 sur une surface de 4000 hectares, la coopérative Unicoque entend tripler sa production en France d’ici à 2030 et passer de 1 à 3% du marché mondial. « Avec une croissance de 10% tous les ans, sans aucune aide de la Pac, il s’agit d’un véritable projet de production et de développement territorial. Notre marché est mondial, mais nous aurons 90% de retour sur le territoire : 70% aux producteurs et 20% aux salariés d’Unicoque », souligne Christian Pezzini, directeur général d’Unicoque.

« De cette volonté d’augmenter les surfaces et les rendements est née la nécessité de sécuriser la ressource en eau », indique Jean-Luc Reigne, directeur adjoint d’Unicoque. Dès 2006, la coopérative accompagne ses adhérents pour mettre en place des retenues collinaires.

En 2010, Unicoque signe une convention cadre environnement avec l’État et le conseil général du Lot-et-Garonne. Elle regroupe cinq grands principes : l’utilisation économe et transparente de l’eau, zéro prélèvement en période estivale, la gestion pluriannuelle de la ressource en constituant un stock les années humides, la participation au débit d’étiage, et des actions pour préserver la qualité de l’eau. « Signer cette convention était un point déterminant pour légitimer nos actions et défendre les projets de stockage d’eau car nous sommes allés au-delà des exigences réglementaires », observe le directeur adjoint d’Unicoque.

Défendre les projets de retenues collinaires

En 2012, la coopérative crée officiellement un bureau d’étude interne pour la gestion de l’eau. Son objectif : « Lever les freins réglementaires, techniques et financiers pour les projets de retenues collinaires. Nous assurons aussi la maîtrise d’œuvre », précise Jean-Luc Reigne.

Depuis 2010, 25 projets ont été réalisés. « Nous privilégions de petites réserves faciles à intégrer dans l’environnement, proche de l’utilisation et offrant un maillage sur le territoire. Avec un investissement moyen de 2,50 €/m3, elles sont peu coûteuses », complète Jean-Luc Reigne. « Ces projets sont autofinancés en quasi-totalité sur l’activité agricole de la noisette et nécessitent peu d’aide publique », insiste Christian Pezzini. Le conseil général du Lot-et-Garonne finance à hauteur de 20%.

« C’est un cercle vertueux : l’économie de la noisette se portant bien, il est possible de financer des retenues collinaires, qui permettent d’augmenter les surfaces et les rendements, et les exploitations voient leur chiffre d’affaires s’améliorer à long terme », résume le directeur d’Unicoque. 

 

 

 

100 % coopératif: accompagner les adhérents

« En 2006, les projets de création de réserves d’eau étaient à l’arrêt à cause d’une réglementation devenue très contraignante. Les bureaux d’études étaient inefficaces. En accompagnant nos adhérents dans leurs projets de retenues collinaires, nous avons répondu à une carence et à un besoin des producteurs de noisettes qui a permis de lever les freins à l’implantation de nouveaux vergers », explique Jean-Luc Reigne.

 

Ils ont su…

  • Mettre en œuvre un projet de production

  • Créer de la richesse sur le territoire

  • Acquérir la compétence sur la gestion de la ressource en eau

  • Ouvrir le dialogue avec les pouvoirs publics