Salon de l'Agriculture

Signature du préambule du contrat de solutions

Hier, lundi 25 février 2019, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l'Alimentation, Philippe Mauguin, P-DG l'Inra, et Éric Thirouin, de la FNSEA, ont signé le préambule du contrat de solutions. CP : Min Agri.
Hier, lundi 25 février 2019, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l'Alimentation, Philippe Mauguin, P-DG l'Inra, et Éric Thirouin, de la FNSEA, ont signé le préambule du contrat de solutions. CP : Min Agri.

Hier, lundi 25 février 2019, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l'Alimentation, Philippe Mauguin, président-directeur général de l'Inra, et Éric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA, ont signé le préambule du contrat de solutions. Ainsi, l’État et les 43 partenaires du contrat de solutions, dont Coop de France et la FNA, affirment leur engagement « fort et volontariste commun dans la transition agroécologique de l’agriculture française, vers une diminution de l’utilisation, des risques et des impacts des produits phytopharmaceutiques ».

Parmi les engagements du contrat de solutions, pour atteindre l’objectif de réduction des phyto ( -25 % en 2020, et -50 % en 2025), et sur la sortie prochaine du glyphosate, les partenaires s’engagent à approfondir les multiples leviers possibles (pratiques agronomiques, amélioration des plantes, agriculture numérique, agroéquipement et robotique, biocontrôle, produits de protection des plantes innovants, démarches de filière et de territoire…), à soumettre des solutions identifiées dans le cadre du contrat de solutions à la Commission d'évaluation des actions CEPP, et à anticiper, autant que possible, le retrait des substances particulièrement préoccupantes. L’enjeu est aussi de communiquer activement sur les démarches engagées vers le grand public, vers les parlementaires, les élus locaux ainsi que les organisations environnementales et de consommateurs.

Une association « contrat de solutions » doit être créée, composée de plusieurs collèges, dont l'un d'eux représentant les producteurs. Au sein de ce collège, sera désigné le président de l’association. Il est prévu d'intégrer à cette association les structures d’ampleur nationale partageant l’ambition de construire une trajectoire de progrès pour la protection des cultures.

De son côté, l’État s’engage notamment à consulter si besoin les représentants du contrat de solutions sur les orientations prises en matière de protection des cultures, et l’Inra s’engage en particulier à poursuivre et à amplifier ses recherches sur les alternatives aux produits phytopharmaceutiques et sur les systèmes de production agricole économes en pesticides, sur le plan national ainsi que sur le plan européen.

La mise en œuvre des engagements de chaque partie s’inscrira dans un processus d’évaluation continu et partagé, indique le texte signé. Elle fera l’objet d’un bilan récapitulatif tous les ans, établi a minima à partir des indicateurs que chaque partie s’est engagée à développer.