Plan Ecophyto

Le COS annonce la version Ecophyto II+

La version Ecophyto II+ comprend des mesures favorisant les solutions alternatives aux phyto. CP : N.Chemineau
La version Ecophyto II+ comprend des mesures favorisant les solutions alternatives aux phyto. CP : N.Chemineau

Le Comité d'orientation stratégique et de suivi (COS) du plan Ecophyto s’est réuni ce vendredi 27 juillet à la demande des trois ministres Nicolas Hulot (Transition écologique et solidaire), Agnès Buzyn (Santé) et Stéphane Travert (Agriculture). Il a d'abord constaté des résultats décevants du plan Ecophyto (+12 % de hausse de l’utilisation des phyto entre 2014 et 2016). En se basant aussi sur les résultats encourageants (CEPP, réseau Ferme dephy…), le COS a élaboré une nouvelle version du plan Ecophyto II.

La version Ecophyto II+ comprend trois nouvelles mesures :

- augmentation des actions de recherche appliquée et de transfert de l’innovation, ainsi que le déploiement des collectifs d'agriculteurs (budget prévu dans le cadre des 71 millions d‘euros d’Ecophyto) ;

- soutien au développement et la mise sur le marché de nouvelles solutions technologiques en agroéquipement ou en biocontrôle (budget : grand plan d'investissement) ;

- programme prioritaire de recherche (30 millions d’euros).

Concernant le glyphosate, le COS a fait un point d’étape :

- le centre de ressources sur les alternatives accessibles à chaque agriculteur sera disponible d’ici la fin de l’année ;

- les filières doivent s’engager encore plus pour trouver des solutions alternatives malgré un engagement de réduction de l’herbicide (45 % en grandes cultures et 50 % en oléoprotéagineux et en viticulture d’ici trois ans) ;

- des autorisations de mise sur le marché de produits contenant du glyphosate seront accordées dans un premier temps pour une durée n’excédant pas trois ans. Une évaluation comparative sera conduite avant tout renouvellement. Les usages en glyphosate pour lesquels des solutions alternatives non chimiques existent seront progressivement interdits.

En ce qui concerne les néonicotinoïdes, le COS a indiqué que seules quelques rares dérogations seront accordées et uniquement pour de faibles volumes de produits à base d'acétamipride.

Par ailleurs, le COS a rappelé que des évaluations par l’Inserm et l’Anses seraient effectuées au sujet de la définition des points d'eau et des dispositions réglementaires concernant les lieux accueillant des personnes vulnérables.