Perturbateurs endocriniens

Le 29 avril aura été leur journée !

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Réuni par Ségolène Royal le 29 avril, le Conseil national de la transition écologique a validé la stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens. Les trois mesures concrètes présentées portent sur l’éradication des médiatiques bisphénol A et autres phtalates dans les tickets de caisse et les jouets, ainsi qu’une demande d’étude à l’Anses de cinq substances suspectées d’être perturbateurs endocriniens. Il s’agit du methylparabène, de l’acide orthoborique, du BHA, du DINCH et du DEHTP.

Ce même jour, Générations Futures présentait son étude, statistiquement non significative : troisième volet de son rapport « Exppert », cette étude s’est intéressée « à l’exposition des jeunes enfants vivant ou allant à l’école dans des zones agricoles, via l’analyse, par un laboratoire de recherche indépendant, d’une mèche de leurs cheveux. 30 enfants [dont huit fratries, NDLR] ont participé à cette enquête. »

Générations Futures indique ces résultats :

21,52 résidus de pesticides perturbateurs endocriniens (PE) ont été retrouvés en moyenne par enfant. 639 picogrammes/mg de cheveux en moyenne par enfant. 35 pesticides PE ou métabolites de pesticides PE sur 53 ont été retrouvés au moins une fois, soit 66,03%. 13 substances sur 53 ont été retrouvées dans tous les échantillons dont de nombreux produits interdits en usage agricole. Certains étant en revanche autorisés pour des usages domestiques ou vétérinaires.

Notons d’ailleurs la précision des deux chiffres après la virgule pour une analyse statistiques de 30 sujets seulement.

François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, invite la Commission européenne à publier:

Enfin une définition protectrice et ouverte des PE qui devront être exclus notamment dans le cadre du règlement 1107/ 2009 sur les pesticides.

L’UIPP (Union des industries de la protection des plantes) a été prompte à la réaction:

L'UIPP tient à se montrer absolument rassurante : la présence de pesticides dans les cheveux ne signifie pas risque. Le principe des analyses de Générations Futures est fondé sur la détection et non sur la quantification puis la comparaison des quantités retrouvées avec des seuils de risque. Aujourd’hui, les méthodes d’analyses sont tellement précises qu’elles sont capables de mettre en évidence quasiment tout ce que le laboratoire cherche, sans qu'un quelconque risque pour la santé ne soit démontré pour autant. »

 

Pour le lire le rapport de Générations Futures, c'est ici