OCDE agriculture

Une déclaration pour nourrir le monde durablement

Réunion ministérielle sur l'agriculture à l'OCDE avec Tom Vilsack, Stéphane Le Foll, Angel Gurria et Ken Ash. Photo : M. Gagneux/Pixel image
Réunion ministérielle sur l'agriculture à l'OCDE avec Tom Vilsack, Stéphane Le Foll, Angel Gurria et Ken Ash. Photo : M. Gagneux/Pixel image

Ministres et représentants étaient rassemblés à l’OCDE pour la réunion ministérielle sur l’agriculture les 7 et 8 avril derniers. Six ans après la dernière réunion ministérielle, leur objectif était de débattre sur « des politiques meilleures pour un système alimentaire mondial productif, durable et résilient ». Car la production alimentaire devrait croître de 70% afin de nourrir les 9 milliards d’habitants prévus pour 2050, rappelle Tom Vilsack, ministre de l’Agriculture des États-Unis et coprésident de la réunion. À ses côtés, Stéphane Le Foll réagit à ses déclarations :

« Avec un potentiel de production très important et des politiques de lutte contre le gaspillage, on a toutes les capacités en termes caloriques pour nourrir 9 milliards de personnes ».

« Dans un contexte post-Cop 21, l’agriculture doit être une partie de la solution, et non un problème face au défi qu’est le changement climatique », souligne Stéphane Le Foll, avec le projet « 4 pour 1 000 » pour illustration. La résilience des exploitations était aussi dans les discussions, pour améliorer leur résistance aux chocs, qu’ils soient environnementaux ou économiques.

La déclaration issue de cette réunion fixe des objectifs partagés par les pays membres de l’OCDE et des principes pour les atteindre. « 46 pays ont adopté cette déclaration, et peut-être que d’autres suivront encore », se félicite Angel Gurría, secrétaire général de l’OCDE. L’organisation tend ainsi vers des politiques d’échanges commerciaux plus transparents et plus ouverts, ainsi que des systèmes de production qui allient performances économiques et environnementales. Une nouvelle réunion ministérielle devrait de nouveau se tenir dans cinq ou six ans pour faire un état des lieux des politiques mises en œuvre.