LG semences

Un ha de maïs fourrage sur dix est une variété HDi

Limagrain représente 32% de parts de marché en maïs fourrage en France. Photo Limagrain
Limagrain représente 32% de parts de marché en maïs fourrage en France. Photo Limagrain

À l’occasion du dixième anniversaire de sa gamme de variétés de maïs HDi (hautement digestibles), LG semences indique que ces variétés ont représenté un hectare sur dix hectares semés en 2015 sur les créneaux précoces et demi-précoces.

220000 doses des treize variétés de maïs HDi ont ainsi été vendues en 2015, et parmi les dix premières variétés de maïs fourrage semées en France, cinq sont des variétés HDi. LG semences signale aussi que deux variétés HDi sont en 2015 à la fois témoins dans le réseau Arvalis et témoins CTPS pour l’inscription des nouvelles variétés (LG 30.275 et LG 32.64).

Franck Bigot, responsable commercial de la marque LG, affirme :

L’arrivée des variétés HDi en 2005 a été une vraie évolution sur un marché où il n’est pas toujours évident de visualiser les progrès apportés par la recherche. En vingt ans, le progrès en maïs fourrage a été de +180kgMS/ha/an, dont 85% apportés par la génétique, et +0,2 point d’UFL. Les valeurs Dinag, la résistance à la verse et la tolérance aux maladies ont également progressé. En moyenne, les variétés HDi améliorent de 2 points le critère Dinag par rapport aux autres variétés.

Valoriser les UF des fibres

En tant que fournisseur des éleveurs, LG semences observe de près l’évolution du contexte de l’élevage laitier. Les élevages grandissent, se robotisent, ce qui a des conséquences sur les systèmes d’alimentation. Or le coût alimentaire représente environ 30-35% du coût total de production du lait. Le semencier en est convaincu :

Nous allons de plus en plus vers de l’élevage hors-sol avec une augmentation de la part de maïs dans la ration de base. En tant que semencier, c’est au niveau du coût alimentaire que nous devons intervenir : nous pouvons le faire baisser.

LG semences souligne par ailleurs que le niveau de production moyen par vache en France est inférieur à celui des Pays-Bas, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, ce qui permet d’imaginer comme autre levier de compétitivité l’augmentation du niveau de production.

Responsable nutrition animale chez LG semences, François Bizeul rappelle :

L’objectif des variétés HDi est de permettre la valorisation des UF situées dans les fibres, par une meilleure digestibilité de la partie tiges et feuilles, celle-ci étant mesurée par le critère Dinag. Outre l’apport d’UF supplémentaires, cela permet d’alimenter et donc de préserver la flore cellulolytique du rumen. Celle-ci est plus sensible à la baisse du pH dans le rumen, notamment en cas d’acidose, que la flore amylolytique.

LG semences, dont la maison mère Limagrain investit 15% de son chiffre d’affaires dans la recherche, se déclare confiant pour proposer à l’avenir de nouveaux produits qui permettront d’apporter davantage d’UF par hectare de maïs, et davantage de souplesse dans la réalisation de la ration.