L’AGPB dresse un bilan en demi-teinte des moissons

« La production 2021, évaluée à moins de 36 millions de tonnes pour le blé tendre, en hausse de 23% par rapport à 2020, permet d’offrir une respiration aux céréaliers français », indique l’AGPB. Après 8 ans de disette, avec en moyenne un revenu à 6 000 euros annuels et par exploitation, l’AGPB accueille par ailleurs avec grand soulagement la hausse des cours de ces dernières semaines : « C’est en effet le juste prix qui permettra aux céréaliers d’affronter les défis de la compétitivité, la résilience face aux aléas climatiques et la transition agroécologique. Si les cours se maintiennent à ce niveau, le revenu annuel avant impôts et après cotisations sociales pourrait avoisiner l’équivalent de 2 Smic. »

Les aléas climatiques, sans précédents cette année, ont fortement nui à la qualité des récoltes et aux rendements des exploitations. Des milliers d’hectares ont été inondés et certains non récoltés : 10 000 ha inondés dans la Marne dont 2 000 non récoltés.

Ensuite, la hausse des charges (+25% sur les engrais et +35% sur les carburants), impactent les marges de la campagne prochaine. Selon l’AGPB, les orientations politiques vont à contre-courant du soutien d’une filière stratégique pour la France. La récente étude d’impact de la stratégie Farm to fork menée par la Commission Européenne confirme les alertes récurrentes de l’AGPB sur l’avenir de l’agriculture française, avec à la clé une baisse de production inacceptable de 13% d’ici à 2030.