La réautorisation du glyphosate reposerait sur un plagiat

Le rapport d’évaluation du glyphosate, document qui a notamment été utilisé pour autoriser le glyphosate fin 2017 au niveau européen, serait un plagiat, selon une étude commandée par des députés européens.

Cette étude, réalisée par un spécialiste du plagiat et un biochimiste, a comparé le dossier de réévaluation du glyphosate par le BFR (l’équivalent allemand de l’Anses) et le dossier fourni par la Glyphosate Task Force. Il en ressort que 72,5% de l’évaluation des études scientifiques indépendantes sur la toxicité du glyphosate est copié-collé sur le dossier fourni par la Glyphosate Task Force.

Pour l’eurodéputé Eric Andrieu, Président de la Commission Pesticides au Parlement européen : « Les révélations de plagiat publiées ce jour confirment les travaux de notre commission d’investigation. Nous pressons la Commission européenne de remettre à plat le système d’autorisation des pesticides en Europe et de procéder à une réévaluation sans délai du glyphosate. »

Selon Europe 1, le BFR s'est défendu mardi de tout "duperie intentionnelle", affirmant qu'il est connu que les autorités peuvent intégrer dans leurs rapports des passages pertinents des documents fournis "après un examen critique".