Kalizea

À la recherche de l’amande vitreuse

Le maïs corné (à gauche) contient au moins 60% d'amande vitreuse (en jaune) tandis que les variétés dentées (à droite) en contiennent moins de 40 %. © M. Lecourtier/Pixel image
Le maïs corné (à gauche) contient au moins 60% d'amande vitreuse (en jaune) tandis que les variétés dentées (à droite) en contiennent moins de 40 %. © M. Lecourtier/Pixel image

Le 9 juin 2017, la maïserie Kalizea organisait la fête du maïs sur son site de Pringy (Marne). Une occasion pour la filiale du groupe coopératif Vivescia de rappeler l’importance pour elle de collecter des variétés de maïs corné et non pas denté. Aujourd’hui, le maïs corné n’est quasiment plus produit par les semenciers qui se sont davantage orientés vers les variétés dentées qui affichent souvent de meilleurs rendements agronomiques et une dessiccation plus rapide à la récolte. Vincent Jacquot, directeur général de Kalizea, explique la position de la maïserie :

Tout l’enjeu pour nous est d’inciter les semenciers à travailler des variétés de maïs corné. Aujourd’hui, elles ne représentent que 5% de la production mondiale de maïs. Elles sont essentielles pour notre industrie car elles sont plus riches en amande vitreuse, la partie du grain de maïs que nous transformons en farine. Une variété de maïs corné compte au moins 60% d’amande vitreuse alors qu’une variété dentée en possède moins de 40%. Le rendement de nos processus de fabrication dépend de cette teneur en amande vitreuse. Les semenciers sont plutôt à l’écoute de nos problématiques. S’il s’agit pour eux d’un marché de niche, ils ne veulent pas s’en passer. De plus, travailler des variétés dentées leur permet aussi d’enrichir leur base génétique indispensable à l’amélioration des variétés.

Ce sont ainsi près d’une soixantaine de variétés qui sont testées chaque année sur leur rendement agronomique, le pourcentage d’amande vitreuse dans leur grain et leur précocité.

Pour ses producteurs de Roumanie, Kalizea recherche un indice de précocité supérieur à 450, en Pologne l’indice doit être compris entre 220 et 250, et en France les producteurs champardennais cultivent des variétés dont l’indice de précocité oscille entre 260 et 300. En Champagne-Ardenne, un catalogue de huit variétés cornées est proposé aux producteurs. De fait, des variétés sortent ou entrent tous les ans afin d’assurer à la fois le meilleur revenu pour l’agriculteur et le meilleur rendement pour la maïserie.