Internet des objets (IoT)

Faciliter la traçabilité via des objets connectés

Les caméras, les capteurs, les radars, les lasers et les étiquettes RFID  font notamment partie de l’IoT. Ils ont pour fonction de capter la localisation,  la température, l’humidité, la pression de l’air, la ventilation… CP : everythingpossible
Les caméras, les capteurs, les radars, les lasers et les étiquettes RFID font notamment partie de l’IoT. Ils ont pour fonction de capter la localisation, la température, l’humidité, la pression de l’air, la ventilation… CP : everythingpossible


« La richesse de l’IoT réside dans la connectivité entre plusieurs objets.
Avec l’IoT, la société rentre dans une approche prédictive », Sandrine Macé,
directrice scientifique de la chaire IoT lancée à l’ESCP Europe. CP :  S.Bot/ATC

L’Internet des objets (IoT) se compose de capteurs qui remontent des données. La valeur ajoutée se situe alors sur l’utilisation de ces dernières. Où se trouve le produit ? A-t-il respecté les exigences sanitaires ? L’IoT va donc pouvoir intervenir sur tous les maillons de la chaîne de traçabilité.

Les nouvelles technologies comme l’Internet des objets (IoT) facilitent la traçabilité. Mais le recours à l’IoT dans la supply chain est assez récent. Qu’est-ce que l’IoT ? Les caméras, les capteurs, les radars, les lasers et les étiquettes RFID font notamment partie de l’IoT. Ils ont pour fonction de capter la localisation, la température, l’humidité, la pression de l’air, la ventilation, la vibration, l’ouverture et la fermeture d’une porte, un obstacle… Cette technologie repose sur un objet connecté, muni de capteurs pour remonter de la donnée. Puis, c’est notamment l’intelligence artificielle qui va la traiter. L’information collectée puis analysée aboutit à quatre types de décisions prises dans le cadre de l’IoT : le monitoring (le suivi du produit par exemple, savoir où il se trouve précisément, quelle est la température à telle heure), les alertes (envoi d’un message si une alerte est détectée), l’optimisation (la maintenance prédictive visant à identifier à l’avance qu’une pièce est défectueuse, ou bien qu’il va manquer des stocks), l’autonomie (prise de décision indépendante tels que les robots). « La richesse de l’IoT réside dans la connectivité entre plusieurs objets, explique Sandrine Macé, directrice scientifique de la chaire IoT lancée à l’ESCP Europe. Avec l’IoT, la société rentre dans une approche prédictive. »

Traquer la localisation

L’IoT est compatible avec les deux notions de la traçabilité : le tracking et le tracing. « Le tracking concerne les individus, l’ensemble des maillons de la chaîne, indique Sandrine Macé. C’est identifier la localisation du produit et connaître qui a été impliqué tout au long de la chaîne d’approvisionnement, du début de la production jusqu’à la commercialisation, voire la destruction du produit. » Quant au tracing, il est plus qualitatif. « Est-ce que je suis capable de délivrer une qualité constante tout au long de la chaîne selon les normes fixées ? », illustre-t-elle. S’il y a des problèmes de qualité, comment les identifier ? « Les objets connectés vont donner la possibilité, grâce à cette force de connexion, de traquer les causes d’un problème de qualité », ajoute-t-elle. L’IoT va donc pouvoir intervenir chez tous les acteurs de la chaîne (fournisseurs, fabricants, distributeurs, points de ventes, clients). « Mais idéalement, il faudrait une synchronisation entre les acteurs », précise-t-elle.