In Vivo

Une dynamique de croissance confirmée, une plateforme de marché annoncée pour l’automne 2019

2015 by In Vivo, saison 4, de gauche à droite, Guillaume Darrasse (Dr In Vivo Retail); Frédéric Noyère, (Dr In Vivo Wines), Thierry Blandinières (directeur général In Vivo) et Laurent Martel (Dr Bioline by In Vivo). CP : H.Sauvage
2015 by In Vivo, saison 4, de gauche à droite, Guillaume Darrasse (Dr In Vivo Retail); Frédéric Noyère, (Dr In Vivo Wines), Thierry Blandinières (directeur général In Vivo) et Laurent Martel (Dr Bioline by In Vivo). CP : H.Sauvage

À la veille de sa traditionnelle convention annuelle, In Vivo a présenté à la presse le 18 décembre 2018, les résultats de son exercice 2017-2018. Un exercice qui vient confirmer les ambitions du business plan défini en 2013 « 2025 by In Vivo ». Le groupe réalise un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros, et un EBITDA net de ristournes de 163,2 millions d’euros, en hausse de 22% par rapport à l’exercice précédent. Thierry Blandinières, directeur général du groupe, a indiqué que cet indicateur avait augmenté de 125 millions d’euros et que la performance économique du groupe est en avance par rapport aux projections faites dans le business plan. À l’occasion de cette conférence de presse, Thierry Blandinières est revenu sur la cession de Neovia au cours de l’année 2018, qui a suscité quelques interrogations.

« Neovia a multiplié par quatre son chiffre d’affaires en dix ans, son activité était à 90% réalisée à l’international, et parallèlement les usines de nutrition sur le territoire français ont été revendues aux coopératives. Les conditions étaient réunies pour une cession des activités de Neovia à notre partenaire historique ADM. Cette cession a constitué un véritable levier pour le groupe, afin de réinvestir dans les trois métiers et d’opérer de nouvelles acquisitions sur l’exercice, Phyteurop-Bioline, Jardiland-InVivo Retail et Baarsma inVivo Wine. 

 
Bioline, la 3ème voie de l’agriculture

L’année 2018 a permis la structuration de Bioline, lancée en décembre 2017. Le chiffre d’affaires de l’exercice s’établit à 340,6 millions d’euros, contre 212,9 millions d'euros sur l’exercice précédent. Une forte hausse à mettre sur le compte de l’intégration de Phyteurop, mais c’est aussi de la contribution du pôle semences (qui est remarquable).

« Les filiales Novasem (Italie), Tradisco Seeds (Hongrie) et DTI Semences (Brésil) s’avèrent être, à l’international, des vrais relais de croissance », justifie Laurent Martel, directeur général de Bioline by Invivo.

L’annonce est faite aussi du lancement d’une place de marché agricole d’ici septembre 2019.

« Nous avons investi 50 millions d’euros sur trois ans, l’outil est en test chez huit coopératives. L’objectif n’est pas de disrupter le modèle, il s’agit de rendre service à l’agriculteur. Nous commencerons par les intrants. Après la guerre, ce qui était novateur, c’était de créer des centrales d’achats. Aujourd’hui, il faut créer les places de marchés façon Amazon Prime ou Alibaba », a détaillé Thierry Blandinières.

La plateforme ouifield devrait à terme s’y greffer, mais aussi tous les métiers du groupe. Concernant les métiers du grain, le directeur précise que la transformation du modèle n’est pas encore aboutie, malgré la première étape avec la plateforme digitale In Grain

« Il faut que tous les acteurs de la filière travaillent ensemble, car nous ne sommes pas assez compétitifs, on peut encore aller gagner 5 à 10 dollars la tonne de blé, si on réorganise les flux et si on augmente la rotation des silos. Et chacun va devoir s’engager, même si l’intérêt général n’est jamais très naturel », ironise Thierry Blandinières avant d’ajouter : « On a fait croire que le trading pourrait maintenir artificiellement les prix. Mais ce constat est derrière nous, l’information de marchés tout le monde l’a, c’est donc impossible de prendre des positions gagnantes. Il faut que nous pensions à un autre modèle économique ».

 
InVivo Retail, de la jardinerie à l’alimentaire

InVivo retail accélère son développement sur ses trois métiers, jardinerie-animalerie et distribution alimentaire. Le rachat de Jardiland aura été l’un des évènements majeurs de l’année. Le chiffre d’affaires de cette branche s’élève à 2,3 milliards d’euros. Le développement des magasins Frais d’ici et l’acquisition de Bio & Co devraient permettre à InVivo Retail de devenir un acteur de la distribution alimentaire.

« D’ici 2025, nous visons un CA de 2,7 milliards d’euros en revitalisant l’offre jardinerie, en augmentant la rentabilité des enseignes et en y associant une offre alimentaire », précise Guillaume Darrasse, directeur général d’InVivo Retail

 
In Vivo Wine, rayonner à l’international

La branche In Vivo Wine, la plus récente du groupe, réalise un CA de 237 millions d’euros. L’acquisition de Baarsma Wines et la création des filiales In Vivo Asia et In Vivo America devraient constituer un socle solide pour le développement à l’international. « Il nous faut mettre de la synergie entre différentes entités.

C’est à la fois un projet économique mais aussi enrichissant pour les hommes, avec une répartition de la valeur qui doit être juste. Pour y arriver, nous devons créer le socle, mettre en place les outils d’harmonisation, maîtriser l’amont pour monter en compétence, créer des marques fortes, et être innovant », détaille Frédéric Noyère directeur général d’InVivo Wine.

 
« Vers la société à mission responsable »

Autre grand chantier pour le groupe InVivo, la révision de son statut. En effet, dans le cadre de la loi Pacte, discutée à l’Assemblée nationale , In Vivo fait part de son intérêt pour ce nouveau cadre qui engage les entreprises dans des objectifs sociétaux et environnementaux en sus des finalités économiques. Ce statut de société à mission responsable sera en premier lieu adopté par Bioline Group, puis sera étendu à l’ensemble des métiers du groupe.