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Le biocontrôle vise une part de marché de 30% d'ici 2030

Photo : MD Guihard/Pixel6TM
Photo : MD Guihard/Pixel6TM

+ 9 % : c’est le bond de chiffre d’affaires réalisé entre 2019 et 2020 pour les produits de biocontrôle en France. Il passe de 217 millions d’euros à 236 millions d’euros.

En 2020, le biocontrole couvre au moins 40 % des usages, indique l’IBMA lors de sa présence aux Culturales :

« Il existe des disparités de déploiement entre les différents grands types d’usages. Ainsi, le segment sur lequel le biocontrôle est le plus développé est celui des insecticides, avec plus d’un tiers de part de marché. La seconde catégorie de solutions la plus représentée concerne les molluscicides, avec près d’un quart de part de marché. Viennent ensuite les fongicides (un huitième du marché) et les herbicides (moins de 5 % de part de marché). »

Sa part de marché sur le marché hexagonal de la protection des plantes se hisse ainsi à 12%. De quoi donner de l’appétit à l’IBMA, qui confirme son ambition de passer le cap des 30 % de part de marché à l’horizon 2030 sur ce marché.

Ce cap des 30 % passera notamment « par une réglementation simplifiée et adaptée aux spécificités du biocontrôle, tant en France qu’à l’échelle de l’Union européenne. Il est notamment essentiel que les nouvelles substances actives de biocontrôle puissent être examinées prioritairement », souligne Céline Barthet, présidente d’IBMA France.

L’innovation viendra ensuite compléter les usages en souffrance. Une enquête menée par l’IBMA auprès de ses membres souligne l’effort mené par ces derniers pour apporter des innovations en grandes cultures. Avec 37 innovations de biocontrôle connues et attendues, les grandes cultures se placent au quatrième rang des filières qui recevront des innovations dans un avenir proche. L’arboriculture, la viticulture et le maraîchage trustant les trois premières places dans cet ordre.