Groupe Advitam

La chaîne logistique au ralenti

« Notre risque majeur c’est la logistique, indique Cédric Cogniez, directeur général du groupe Advitam et de la coopérative Unéal. Toute la chaîne logistique est au ralenti. » Photo : S.Bot/Média et Agriculture
« Notre risque majeur c’est la logistique, indique Cédric Cogniez, directeur général du groupe Advitam et de la coopérative Unéal. Toute la chaîne logistique est au ralenti. » Photo : S.Bot/Média et Agriculture

La crise sanitaire du Covid-19 est arrivée au moment où le changement de météo annonçait la reprise des travaux agricoles. Comment le groupe Advitam s’organise face à cette situation ?

« Notre risque majeur c’est la logistique, indique Cédric Cogniez, directeur général du groupe Advitam et de la coopérative Unéal. Toute la chaîne logistique est au ralenti. Les frontières sont fermées. Certaines entreprises sont à l’arrêt comme les usines Claas, Fendt et Grimme. Cela aura des impacts sur l’approvisionnement en pièces détachées. »

Des expéditions sous deux jours auparavant demandent aujourd’hui quatre jours. Toutefois, la coopérative dispose d’une grande majorité de produits en stock :

« Nous constatons de faibles volumes en rupture », précise-t-il.

Au niveau de la coopérative, les 16 et 17 mars ont été deux grosses journées pour le personnel de silo avec les sorties d’engrais.

Accélérer le rythme pour les semences de maïs

« Globalement, les équipes se sont bien adaptées et les agriculteurs ont été compréhensifs, détaille Cédric Cogniez. Nous les avons incités à venir avec des bennes plutôt qu’avec des semoirs à engrais afin de limiter les flux. »

La coopérative livre tout ce qu’elle peut et accélère le rythme pour les semences de maïs.

En ce qui concerne les usines d’alimentation animale, elles tournent avec des niveaux plus élevés qu’habituellement.

« Au début, les clients étaient dans l’attente du discours d’Emmanuel Macron et craignaient le confinement total, précise-t-il. Ils avaient peur que les usines s’arrêtent. La production revient à la normale. »


« Les équipes sont de bonne volonté, souligne le directeur. Elles s’entraident.
Certains technico-commerciaux sont allés aider les agents d’exploitation
pour les livraisons d’engrais. » Photo : S.Bot/Média et Agriculture

Moins de 10 % de la masse salariale en arrêt

Côté main-d’œuvre, le groupe manque de bras dans une période de forte activité. Moins de 10 % de la masse salariale est en arrêt : maladie de personnes à risque, pour la garde d’enfants… L’organisation du groupe s’adapte :

« Les équipes sont de bonne volonté, souligne le directeur. Elles s’entraident. Certains technico-commerciaux sont allés aider les agents d’exploitation pour les livraisons d’engrais. »

Au siège, 85 % des salariés télétravaillent. Un stock d’ordinateurs portables disponibles a permis d’équiper le personnel. Le service paye et RH continue de se rendre au bureau tout en suivant les consignes de sécurité. À ce jour, le dispositif de chômage partiel n’est pas envisagé dans le groupe Advitam :

« Nous l'adopterons en dernier recours si nous y sommes obligés, note Cédric Cogniez. La priorité sera donnée à la prise de congés payés. »