Enquête de Générations futures sur le muesli

L’UIPP et Sauvons les fruits et légumes de France rétorquent

Selon l’UIPP, Générations futures adresse une nouvelle fois un discours trompeur et anxiogène pour le consommateur. Photo : Nitr-Fotolia
Selon l’UIPP, Générations futures adresse une nouvelle fois un discours trompeur et anxiogène pour le consommateur. Photo : Nitr-Fotolia

Générations futures a fait analyser 15 paquets de muesli aux fruits (ou assimilés) non bio et 5 bio. Selon les résultats de l’enquête Exppert 7 publiés ce 11 octobre, la totalité des échantillons non bio analysés contiennent des résidus de pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, et aucun des échantillons bio analysés n’en contient.

La réponse de l’UIPP ne s’est pas fait attendre : Générations futures, en s’appuyant sur une « analyse » sans fondement scientifique de traces de phyto dans les muesli, adresse une nouvelle fois un discours trompeur et anxiogène pour le consommateur. L’UIPP s’interroge sur l’objectif de cette démarche.

« Elle s’apparente à un nouvel alibi pour faire le procès de l’utilisation des phyto, alors que tous les produits utilisés pour l’agriculture conventionnelle ou biologique sont sûrs, réglementés et utiles, indique l’UIPP. Même constat pour les perturbateurs endocriniens. Comment Générations futures peut affirmer avoir identifié leur présence dans leurs échantillons, alors même que la Commission européenne n’a pas défini l’ensemble des critères faisant clairement la distinction entre les substances préoccupantes et celles qui ne le sont pas ? »

« Une opération marketing visant à servir des intérêts privés »

Le collectif Sauvons les fruits et légumes de France s’est également exprimé sur cette nouvelle enquête : elle est l’exemple type d’une opération marketing visant à servir des intérêts privés, en l’occurrence des entreprises de la filière bio, et non l’intérêt général.

« Les producteurs de fruits et légumes, déjà soumis à une très forte pression, ne peuvent plus supporter ce genre d’enquête approximative et partiale », souligne Bernard Géry, porte-parole du collectif Sauvons les fruits et légumes de France. Les règlements sont de plus en plus drastiques et nous nous efforçons de les appliquer. Comment allons-nous faire si, en plus, la grande distribution, sous l’injonction de quelques associations écologistes, nous rajoute des normes inutiles ? »