Édito

La mutation numérique s’appuiera sur de nouvelles compétences

Photo : Sdecoret/Adobe Stock
Photo : Sdecoret/Adobe Stock

La transformation numérique des coopératives et négoces est déjà amorcée. Ces dernières années, le digital a pris une place importante avec des agriculteurs de plus en plus connectés. Et cela est d’autant plus vrai pour la nouvelle génération d’entre eux. 

Selon le sondage Agrinautes 2020, 86 % des agriculteurs consultent quotidiennement Internet, et 70 % des répondants effectuent des achats en ligne. En ce qui concerne aladin.farm, environ 3 500 agriculteurs – sur un potentiel de 50 000 – ont déjà passé une commande, ce qui laisse une belle marge de progression. Pour autant, lorsque l’agriculteur achète des intrants, que ce soit sur un site d’e-commerce ou par le biais de son TC, la promesse doit être la même.

Derrière la transformation numérique, existe aussi un enjeu autour de la donnée et pour François Cazals, « la bataille pour les données » a commencé. Selon lui, l’agriculture ne va pas être disruptée mais elle pourrait être ubérisée. Prudence donc chez les acteurs agricoles…

Tous ces défis liés au numérique demandent de nouvelles compétences. Le challenge sera de réaliser la mutation des systèmes d’information et d’apporter une expertise numérique la plus pointue possible. Aussi, demain, dans les coopératives et les négoces, de nouveaux métiers émergeront, comme le data scientist et/ou le product owner. On peut penser que les changements récents dans les comités de direction, avec l’arrivée de personnes extérieures au secteur, pourront accélérer les choses.

Edito de Circuits Culture n°526 de mai/juin 2021 : pour vous abonner.