Dijon Céréales

La grève SNCF a coûté 1,5 million d’euros

Le groupe Dijon Céréales a réalisé 400 millions d'euros de chiffre d'affaires.
L'activité céréales de Dijon Céréales représente 65 % de son chiffre d'affaires. CP : Dijon Céréales

Lors de son assemblée générale, Dijon Céréales a déclaré « un exercice 2017-2018 rendu complexe par une moisson 2017 hétérogène de qualité moyenne, et par la grève de la SNCF ». Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 400 millions d’euros, en hausse de 11,9 %. Le résultat net du groupe a été évalué à 1,8 million d‘euros. La coopérative elle-même a réalisé un chiffre d’affaires de 292 millions d’euros, en hausse de 10,3 %. Sans surprise, cette augmentation provient essentiellement de l’activité céréales, en hausse de 13,2 %, et qui représente 65 % du chiffre d‘affaires (32 % concernent l’activité approvisionnement). En raison de la grève SNCF du printemps, un surstock d’environ 40 000 tonnes a été effectué en fin de campagne, dont le financement a notamment pesé sur le résultat final de la coopérative (1,5 million d’euros).

« Nous venons de réorganiser l’activité terrain, a rappelé le nouveau directeur général Christophe Richardot, pour mieux servir nos adhérents, avec plus de transversalité entre nos équipes productions végétales et animales, conventionnelles et bio ».

Ce secteur voit son équipe augmentée et de nouveaux moyens (stockage, expérimentation dédiée) mis en place. Christophe Richardot a détaillé l’avancée des projets de la nouvelle union BFC (Dijon Céréales, Bourgogne du Sud et Terre Comtoise) :

« Notre ambition est de bâtir l’avenir de la coopération régionale en Bourgogne Franche-Comté, autour d’un socle métiers solide et de projets créateurs de valeur ajoutée pour les exploitations agricoles ».

Fin février 2017, l’inauguration d’un atelier poules pondeuses en plein air illustre la piste de la diversification pour les exploitations céréalières (à ce jour, une dizaine de projets de diversification poules pondeuses sont en cours de développement chez nos adhérents). Une cellule d’achat commune aux coopératives de l’union pour les matières premières ainsi qu'une ouverture vers le digital avec une plateforme de e-services (conseil, commandes en ligne) sont aussi dans les cartons de l’alliance BFC. Le projet digital doit permettre de valoriser l’ensemble des données produites par les coopératives de l’Alliance et leurs adhérents (données technico-économiques, références agronomiques, données climatologiques…).Pour accompagner le mouvement de la bio ( la sole bio Dijon Céréales atteint aujourd’hui 27 800 ha, dont 21 000 ha de terres labourables), en lien avec ses deux autres partenaires, Dijon Céréales va investir dans l’expérimentation et l’accompagnement technique avec une équipe renforcée. Plusieurs projets d’unités de méthanisation s’appuyant sur une filière 100 % végétale, essentiellement basée sur les Cives (cultures intermédiaires à vocation énergétique) sont également en gestion avec l’alliance. D'ores et déjà, une plateforme technique d’expérimentation et de démonstration de 7 ha a été réalisée en commun, avec comme thématiques l’innovation agro-environnementale et l’agriculture de précision. Les deux partenaires de Dijon Céréales ont intégré aussi AgroEcos Dijon Céréales, club d’échanges et de réflexions autour de l’agriculture de conservation des sols.