De Sangosse

Une offre de biosolutions en expansion

De Sangosse veut développer des biosolutions afin de cultiver des produits de qualité et en quantité tout en réduisant le recours aux produits de protection des plantes conventionnels. Photo : Pixel6TM
De Sangosse veut développer des biosolutions afin de cultiver des produits de qualité et en quantité tout en réduisant le recours aux produits de protection des plantes conventionnels. Photo : Pixel6TM

Le biocontrôle est utilisé par environ 37 % des producteurs de grandes cultures. C’est beaucoup moins qu’en vigne, arboriculture et maraîchage, car les solutions disponibles sont moins nombreuses. Néanmoins, les motivations des utilisateurs sont les mêmes : respect de l’environnement, baisse des IFT et limitation des solutions conventionnelles de protection des cultures. Et les utilisateurs sont largement satisfaits, à hauteur de 82 %, indique De Sangosse.

Plus largement, ce sont les biosolutions que De Sangosse souhaite mettre en avant. C’est-à-dire tous les produits et les services permettant de cultiver des produits de qualité et en quantité tout en réduisant le recours aux produits de protection des plantes conventionnels. L’objectif pour l’entreprise est d’atteindre rapidement une surface significative en grandes cultures malgré l’offre encore restreinte.

Des adjuvants et des CEPP

Si un tiers seulement des surfaces traitées en grandes cultures bénéficient aujourd’hui de l’ajout d’adjuvants extemporanés dans les bouillies de pulvérisation – ce chiffre grimpe à 54 % pour les bouillies herbicides –, le fabricant d’adjuvants imagine ces solutions conquérir 40 % des surfaces d’ici 2025. En effet, Jean-Marc Saurel, global marketing manager, explique les bénéfices des adjuvants : « Ils améliorent l’efficacité des produits de protection des plantes, ils réduisent les pertes de pulvérisation dans l’air, au sol, dans l’eau, et ils permettent de diminuer la dose des pesticides, pour un triple avantage économique, environnemental et sociétal. Nous prévoyons une évolution très significative de nos adjuvants en France, avec une couverture qui progresse de 5 millions d’hectares développés en 2019 à 7,5 millions d’ha en 2025 pour arriver à 8 millions d’ha probablement en 2030. » Il poursuit en estimant que les pertes durant la pulvérisation peuvent parfois atteindre 50 % de la bouillie qui n’arrive pas sur la cible. Et des essais commandés par le fabricant permettent de mettre en évidence l’avantage des adjuvants contre la dérive même par vent faible. La dérive est réduite de 50 à 60 %. Autant d’arguments qui permettent d’avancer que les adjuvants, en limitant les pertes pendant la pulvérisation, permettent de réduire les IFT et les doses de produits de protection des cultures. Aussi, le fabricant insiste sur le fait que les adjuvants permettent, pour les distributeurs agricoles, de valider des CEPP. Un point important quand est connue la difficulté d’atteindre les objectifs dans ce domaine.

Autre solution de biocontrôle permettant d’activer des CEPP : Échiquier, premier produit de biocontrôle contre la septoriose du blé, avec une action systémique directe sur la maladie, à base de phosphonate de potassium. Il fera prochainement son apparition dans les stratégies de lutte contre les maladies de la pomme de terre avec son mode d’action complémentaire aux solutions connues.

Une solution parmi d’autres alors que De Sangosse a pour objectif de doubler la surface d’utilisation de ses produits de biocontrôle et ainsi passer de 2 millions à 4 millions d’hectares.