Cérévia

Un train symbolique pour le port des Tellines

Sur les installations portuaires de Port-Saint-Louis, Cérévia et Europort ont fêté le 15 mai 2014 l'arrivée du 1000e train de grain en provenance de hub ferroviaire de l'union de coopératives. S. Favre/ Pixel Image
Sur les installations portuaires de Port-Saint-Louis, Cérévia et Europort ont fêté le 15 mai 2014 l'arrivée du 1000e train de grain en provenance de hub ferroviaire de l'union de coopératives. S. Favre/ Pixel Image

 

Cérévia et Europorte ont souhaité faire un point positif sur leur partenariat autour de l'arrivée du 1000e train sur le port des Tellines (13). L'événement, qui réunissait de nombreux représentants des coopératives membres de Cérévia, a été l'occasion de présenter les projets du site portuaire.

Cérévia, l'union de commercialisation céréalière regroupant sept coops de l'est de la France et Europorte ont célébré jeudi dernier la circulation du 1000e train entre le hub bourguignon de Venarey-les-Laumes et le site des Tellines à Port-Saint-Louis (Port de Marseille - Fos).

L'événement a été l'occasion pour les représentants des parties prenantes au dossier de faire part de leur satisfaction quant au partenariat qui les unit. Cérévia et Europort déclarent:

Ce 1000e train est le symbole d’un partenariat réussi et fructueux, mis en place en 2009. 

Cérévia réalise plus de 45% de son activité à l’export (1,7 Mt), dont les deux tiers vers le bassin méditerranéen, via les installations de Port-Saint-Louis (1,1 Mt).

 

Actuellement, six trains de 1335 tonnes chacun arrivent chaque semaine au port des Tellines depuis la Bourgogne. Le rail représente 40% des approvisionnements de Cérévia sur le site de Port-Saint-Louis. Le reste étant assuré par le fluvial. 

Peut-être pour faire taire des mauvaises langues, Robert Bilbot, directeur général de Cérévia a souhaité préciser:

Il n'y a pas de guerre entre le fer et le fluvial.  Les outils sont complémentaires.

Avant d'annoncer la mise en place prochaine, avec trois affréteurs fluviaux (Navisud, CFT et ACN), d’un accord-cadre pluriannuel de trois ans permettant d’assurer les mariniers d’un volume de transport avec en retour une exigence de disponibilité des barges. Cet accord permet aussi à Cérévia de consolider ses débouchés vers les pays du Maghreb.

Le rassemblement a aussi permis de faire un point plus général sur les activités de la société d'exploitation du port des Tellines (Sept). 

Port des Tellines: une capacité de stockage multipliée par deux et des stocks d'engrais Aréa pour 2015

Robert Bilbot a annoncé:

  • Le doublement de la capacité du silo des Tellines pour la moisson 2015. Elle passera de 30000 à 60000 tonnes 
  • La création d'un site de stockage d'engrais de 20000 tonnes. La Sept reconvertit un silo à plat. C'est l'union d'approvisionnement Aréa qui en aura l'exploitation.

 

À ce sujet, Régis Marjollet, le responsable du service approvisionnement fertilisants d'Arée a déclaré:Régis Marjollet a annoncé les objectifs d'Aréa sur le site des Tellines.

Nous estimons que 150000 tonnes de fertilisants par an transiteront sur le port des Tellines. Essentiellement de l'urée et des DAP

Aujourd'hui, nous faisons déjà du vrac direct de bord sur le site. C'est un nœud logistique stratégique pour l'union. Il nous permet de maintenir des relations d'affaires intéressantes avec les producteurs de fertilisants basés au Maghreb. 

 

Et Robert Bilbot de préciser:

Sur un quart des volumes de céréales expédié il y aura des retours de bateaux en engrais. Cela va conforter l'activité du bassin portuaire Méditerranée.

Les clients UE préfèrent les grains de l'Est, le Maghreb devient le partenaire n°1

Les relations entre la France et les pays du Maghreb n'ont pas manqué d'occuper une bonne partie des discussions. En 2014, le Maghreb sera le partenaire majoritaire du port.

Les pays de l'UE comme l'Italie se sont détournés du marché français pour privilégier les céréales de l'Europe de l'Est.

En 2013, la Sept enregistre ainsi une baisse d'activité de 200000 tonnes. Robert Bilbot en explique les raisons et conclut : 

Nous avons perdu le marché du maïs sur les pays UE du pourtour méditerranéen.  À cela se rajoute une absence de vente d'orge brassicole vers la Chine. Le pays a préféré les produits argentins. 

La Sept et Cérévia ont dû payer des indemnités de pénalités à CarFos, notre manutentionnaire. Le CA net de la Sept passe de 5,7 à 4,6 millions d'euros. 

Les pays du Maghreb deviennent nos clients principaux. 

Il faut accélérer des synergies avec les ports de Sète et  de Port-la-Nouvelle, pour faire du bassin méditerranéen français un acteur majeur.