Blé dur

Le plan de relance toujours d’actualité

Le plan relance blé dur a été de nouveau évoqué à la  20e journée blé dur à Balège (31). © Arvalis
La 20e journée blé dur a acceuilli 450 participants à Balège (31). © Arvalis

Les objectifs pour développer le blé dur en France restent ambitieux. Plusieurs leviers ont été proposés à la 20e journée blé dur organisée à Balège (31) le 8 février 2018.

À la 20e journée blé dur organisée à Balège (31) le 8 février 2018, le plan relance blé dur a été de nouveau mis en avant. 

« Les difficultés d’aujourd’hui nous posent l’obligation de réfléchir pour mieux rebondir », appuie Jean-François Gleizes, président du Comité de pilotage de la filière blé dur.

 

Les objectifs restent ambitieux. La filière vise une production de 3,5 millions de tonnes pour 2020/2025. En 2017, elle a atteint les 2,1 millions de tonnes en progression de 17 % sur 2016.

 

Nouvelles gammes de produits à venir

Via le plan de relance, les industriels se sont engagés sur plusieurs années dans le projet Défi blé dur à concevoir  de nouveaux procédés industriels visant à réduire la consommation en énergie et à développer de nouvelles gammes de produits pour satisfaire les attentes des consommateurs. La présentation d’une étude BVA a confirmé l’intérêt que portent les Français à consommer des pâtes (85% en mangent au moins une fois par semaine) et à consommer local.

 

Plusieurs leviers pour contrer la sécheresse

Au programme de la journée était inscrite la gestion de l’eau. Plusieurs pistes ont été évoquées, notamment la recherche de variétés dotées d’un fort enracinement, qui permettraient de mieux faire face aux stress hydriques. L’autre levier serait de produire un blé dur légèrement inférieur à la norme en protéines (14 %) mais dont la qualité assure une transformation de qualité. Cela permettrait de maintenir la productivité et d’améliorer la qualité. Le test rapide de qualité pastière en cours de mise au point s’inscrit dans ce schéma à l’image du critère de panification pour le blé tendre. Enfin, le pilotage d’une parcelle en dynamique est une autre piste pour que les agriculteurs puissent piloter au quotidien l’azote dans la plante.

 

Le challenge de l’export

A été présenté également le plan stratégique export Occitanie élaboré par l’État et piloté par la région Occitanie pour renforcer les positions de la filière à l’exportation. Ce plan stratégique s’articule autour de plusieurs axes :

  • accompagnement durable des entreprises,
  • ouverture de nouveaux marchés,
  • développement des marchés existants,
  • promotion de l’origine France et des produits de qualité.