Blé dur

La relance de la filière au cœur des enjeux

En dix ans en Paca, les surfaces de blé dur ont diminué de 40% et la collecte de 30%. Photo : Schiros - Fotolia
En dix ans en Paca, les surfaces de blé dur ont diminué de 40% et la collecte de 30%. Photo : Schiros - Fotolia

Le 2 février 2016 a eu lieu la 18e journée « filière blé dur » d’Arvalis - Institut du végétal, à Aix-en-Provence. Cette année, le thème central des exposés était la relance de la filière blé dur.

La journée a été l’occasion de faire un point sur le plan de relance national blé dur en présence de Jean-François Gleizes, le président du Comité de pilotage de la filière blé dur. Afin de doubler la production d’ici à cinq ans et retrouver à l’horizon 2020 une production de 3 millions de tonnes, comme le prévoit le plan de relance national, la filière a défini trois principaux leviers : la reconnaissance de la filière comme une production à part entière dans le cadre de la Pac, la mise au point de nouvelles variétés ainsi qu’un accompagnement technique spécifique à chaque bassin de production.

Mettre au point des variétés adaptées au stress hydrique

Une partie des exposés portait sur la filière blé dur dans le Sud-Est, en difficulté du fait du changement climatique. Ce territoire est d’ailleurs une région pilote pour étudier les effets de climats chauds et secs. Arvalis - Institut du végétal conduit depuis 2010, dans la station de Gréoux (04), des essais pour mettre au point des variétés de céréales à la fois adaptées à la faible disponibilité en eau de la région et tolérantes aux accidents climatiques. Un programme « blé dur » soutenu par la région Paca, qui vise à étudier un panel mondial de 190 variétés de blé dur, démarrera en 2017.