Blé dur : forte hétérogénéité dans le Sud-Est

Alors que les moissons en blé dur, principale espèce en grande culture de l’Hérault jusqu’au Var, ne sont pas tout à fait terminées, Marc Reymond, directeur opérationnel des territoires chez Sud Céréales, nous dresse un premier bilan de la campagne pour le Sud-Est : « Le mot clé de cette campagne sera « hétérogénéité ». Au niveau des rendements, la moyenne devrait se situer aux alentours des 25 quintaux, en dessous des 30 quintaux attendus. Mais ce chiffre cache une grande diversité : les rendements les plus faibles dépassent difficilement les 15-20 quintaux. Il faut dire que la pression maladie (notamment la rouille) était très forte cette année. Les agriculteurs peu prévoyants sur le niveau de protection de la culture et ceux qui conduisent le blé dur de manière extensive ont subi des baisses de rendement très sévères. De même, les semis tardifs après les pluies de novembre se sont également trouvés extrêmement pénalisés. En revanche, dans les terres profondes ou irriguées, les agriculteurs qui ont opté pour un semis précoce et qui ont été vigilants dans leur protection fongicide et leurs apports d’azote ont pu atteindre ou dépasser les 60 quintaux. L’hétérogénéité se retrouve également dans la qualité des blés durs avec des taux de protéines très variables pouvant aller de 11 à 15%. Mais la qualité reste globalement bonne avec un niveau de mitadin acceptable et quasiment aucune trace de moucheture. »