Bayer CropScience

Innover, anticiper et s'adapter

H. Sauvage/Pixagri

 

C’est sur le terrain, en plein cœur de la Beauce, que Bayer CropScience organisait, le 4 juin dernier, sa conférence de presse annuelle.

L'occasion de rappeler ses convictions, « défendre le principe d’innovation tout en l’anticipant et renforcer ses capacités d’adaptation, dans un contexte réglementaire complexe et paradoxal », a détaillé Benoit Rabilloud, directeur général adjoint.

 

Le choix du lieu n’est pas anodin, puisque cette conférence avait lieu sur l’exploitation de Dominique Petillon à Houville-la-Branche dans l’Eure-et-Loir. Cette exploitation fait partie du réseau des fermes de référence de Bayer.

« Un réseau où, en partenariat avec les agriculteurs, nous pouvons expérimenter des solutions alliant conjointement la rentabilité économique de l’exploitation et le respect de la santé et de l’environnement », a commenté Franck Garnier, président de Bayer France.

 

En termes d’actualité pour la firme allemande, retenons une forte dynamique d’investissements et d’innovations. Investissement d’une part dans les solutions de biocontrôle avec l’acquisition des sociétés Agraquest, Prophyta et Biogro :

« En plus des spécialités déjà sur le marché, notre portefeuille va s’enrichir de nouvelles innovations qui concernent notamment la filière grandes cultures. Nous misons sur une augmentation de 5 à 8 % de notre chiffre d’affaires sur ce marché. Par ailleurs, concernant les innovations molécules, les années à venir seront consacrées à exploiter le capital acquis depuis 3 ans. « Nous parions sur une dizaine de projets prometteurs sur la prochaine décennie »,  a précisé Marie-Claire Grosjean, directrice des affaires scientifiques. 

Un contexte réglementaire complexe et paradoxal

Les différents intervenants ont largement insisté sur la difficulté du contexte réglementaire :

« Notre cadre réglementaire européen est bien plus contraignant que sur les autres continents. Cet encadrement est vertueux mais sous fond de pression sociétale, il entraîne une surenchère au niveau des dispositifs encadrant les AMM.  Cette situation pénalise voire freine notre compétitivité, alors que les innovations vont dans le sens d’un meilleur respect des utilisateurs et de l’environnement », a résumé Franck Garnier.

Entre autres difficultés la position des pouvoirs publics français qui rajoutent des règlements spécifiques. Sur les mélanges notamment ou en imposant la déclaration spécifique des « substances à l’état nanoparticulaires".

Par ailleurs,

« la France ne joue pas le jeu de la reconnaissance mutuelle par approche zonale inscrite dans le règlement 1107/2009. Comprenez que les autorités françaises contestent dès lors qu’elles n’ont pas instruit le dossier d’AMM », a précisé Bruno Zech, le directeur développement et homologation.

 

En guise de conclusion Franck Garnier a réaffirmé l’engagement et l’optimiste de Bayer CropScience.

« Quand bien même le contexte est complexe, nous avons notre pierre à apporter pour la durabilité des modes de production, grâce notamment à nos investissements en France et à l’international. »